Aidez nous à construire un hôtel à insectes !

Dans le cadre de nos animations, nous sommes à la recherche de matériaux pour réaliser des hôtels à insectes.
 
Si vous avez chez vous quelques éléments de la liste ci-dessous et que vous êtes prêt à vous en séparer, n’hésitez pas à les déposer au local de la LPO Anjou, au 35 rue de la Barre, à Angers.
  • De la paille
  • Quelques rondins de bois
  • Des tiges de sureau
  • Des tiges de bambou
  • Quelques briques de cloison
  • Des ardoises de toitures
  • Des pommes de pin
 
En cas de besoin, n’hésitez pas à contacter Théophile par mail : theophile.tusseau@lpo.fr

Bilan des comptages estivaux

Alors que nous nous rapprochons doucement mais sûrement de la période des chantiers et comptages hivernaux des chauves-souris du Maine-et-Loire, nous vous proposons petit retour en été avec le bilan des actions de cette année, en particulier des comptages des nurseries auxquels vous avez participé !
Vous y trouverez également les chiffres issus du programme SOS Chiros dans lequel certains d’entre vous se sont investis. Un grand merci à toutes et à tous pour votre contribution au suivi et à la protection des populations de chauves-souris du 49 !
 
Un article reprenant ces sujets plus en détail paraîtra également dans la Gazette des Chiros dès que possible, nous vous invitons à rester informés via les différents réseaux chiros !
 
Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas encore inscrits, un bon moyen pour être tenus au courant de l’actualité chiroptérologique locale est de rejoindre le Groupe Chiro 49 et de vous abonner à la framaliste en remplissant le formulaire d’inscription accessible ici : https://chiro49.bee.wf/devenir-benevole

Le gouvernement autorise le massacre de 113 530 oiseaux par respect pour « la tradition »

Les arrêtés ministériels ré-autorisant certaines chasses traditionnelles d’oiseaux sauvages ont été publiés aujourd’hui au Journal Officiel. Seul le piégeage à la glu demeure interdit mais l’utilisation de pantes, de matoles ou la tenderie, pratiques moins connues mais tout aussi cruelles, sont désormais permises dans plusieurs départements français.
 
Dès ce week-end, il y sera donc à nouveau possible de capturer et de tuer « légalement » des dizaines de milliers d’alouettes, ainsi que des vanneaux, des pluviers, des merles et des grives, sans oublier toutes les espèces non autorisées et souvent protégées susceptibles d’être prises aux pièges.
La LPO va bien évidemment déposer dès aujourd’hui un recours auprès du Conseil d’État pour demander à nouveau la suspension puis l’annulation de ces arrêtés illégaux au regard du droit européen. Mais ces chasses traditionnelles vont hélas pouvoir reprendre le temps de la procédure, d’autant plus que comme à son habitude, l’État s’est arrangé pour publier les arrêtés à la veille de leur application (et toujours un vendredi..) pour laisser quelques semaines aux chasseurs avant que la justice ne puisse se prononcer sur leur légalité et les interdire. Cette fois il a encore rendu la chose plus complexe en prenant autant d’arrêtés que de techniques de piégeage et de départements afin de nous compliquer la tâche.
 
Nous n’avons jamais douté de la volonté d’Emmanuel Macron de renouveler ces arrêtés, qu’il a imposée chaque année à ses Ministres de l’écologie successifs. Les consultations publiques auxquelles nous vous avions demandé de participer massivement sont une mascarade. Il y a eu plus de 70.000 contributions sur ces consultations qui prenaient fin le 6 octobre et on voudrait nous faire croire qu’elles ont eu le temps d’être analysées et prises en compte avant la publication des arrêtés au Journal Officiel ce 15 octobre.
 
Une fois de plus, la biodiversité et plus de 100 000 oiseaux sauvages sont sacrifiés sur l’autel du cynisme électoral. L’ unique objectif d’Emmanuel Macron étant d’amadouer les chasseurs à l’approche des Présidentielles en échange de la garantie que leur Fédération nationale ne soutiendra pas officiellement l’un de ses principaux rivaux ouvertement pro-chasse : Xavier Bertrand, pour le pas le nommer. 

Calendrier 2022

Commission calendrier – Crédit photo : Théophile Tusseau

Pour la 12е année, se termine la mise en œuvre du calendrier LPO Anjou. Cette action, totalement bénévole, permet la réalisation d’actions pour la faune sauvage .

L’appel à photos a été lancé en septembre, ouvert à tous : 42 participants ont répondu, souvent en joignant un message très sympathique.

Certains photographes verront peut-être, au fil des publications LPO Anjou, une de leurs photos illustrer un article. Enrichir la photothèque est aussi une façon de participer aux objectifs de l’association.

250 photos reçues pour 12 mois ! Les choix sont difficiles. Certains sont fidèles depuis des années, de nouvelles personnes participent : la réunion du jury est toujours intense en découvertes et débats.
Les participants ont l’envie de partager leurs instants privilégiés dans la nature.

Une équipe se mobilise dans la réalisation depuis juillet : grille calendaire, textes, légendes, illustrations, relecture, relations avec les imprimeurs, vente.

L’équipe est composée cette année de  J.Cl Beaudoin, R.Dupas, D. Farges,  A. Fossé, F. Groleau, G. Gallard, M. Gatineau, J.-M. Gatineau, Fr. Halligon, P. Pailley. C. Lechevallier, C. Rey, B. Wälchli,

Nous avons le soutien précieux de Louis-Marie Préau, photographe de renom. Il nous offre chaque année la photo de couverture et met depuis toujours à disposition de la LPO Anjou bon nombre de ses images pour illustrer documents de travail et communications. Qu’il en soit encore remercié !

Olivier Loir, illustrateur, nous a croqué des blaireaux pour nous aider à défendre cet animal, vedette de cette édition 2022 ; il met régulièrement ses dessins au service de l’association et nous lui en sommes reconnaissants.

Merci également au studio graphique «la Bouscarle», qui offre généreusement ses compétences dans la mise en page de ce calendrier.

J’ai un grand plaisir à coordonner cette équipe et vous dis à bientôt pour nous offrir- et offrir- ce calendrier. Rendez-vous début novembre pour le découvrir. Noël approche !

Claude Bretaudeau Ménard

NON au retour des chasses traditionnelles !

Incroyable mais vrai : Emmanuel Macron encourage le braconnage des oiseaux ! Au lendemain du Congrès mondial de l’Union internationale de conservation de la nature à Marseille où il déclarait la main sur le cœur sa détermination à porter les enjeux de protection de la biodiversité à hauteur de la bataille engagée contre le changement climatique, et à la veille de présider l’Union européenne, le président français s’apprête à autoriser le piégeage traditionnel de plus de 110 000 oiseaux sauvages, alors que le Conseil d’État et la Cour de justice européenne ont récemment déclaré cette pratique illégale.


Alouette des champs – Crédit photo : Alain Boullah

C’est avec stupéfaction et colère que la LPO vient de prendre connaissance des projets d’arrêtés ministériels visant à autoriser pour la saison 2021-2022 le piégeage de :

  • 106 500 alouettes aux pantes (filets horizontaux) et matoles (cages tombantes) dans 4 départements du Sud-Ouest (Landes, Gironde, Lot-et-Garonne et Pyrénées-Atlantiques), alors que cette espèce est en déclin continuel en France et en Europe (chute de 35 % de ses effectifs reproducteurs en 15 ans en France) ;
  • 1200 vanneaux huppés (espèce quasi menacée en France), 30 pluviers dorés, 5800 grives et merles à l’aide de filets rabattants ou de lacets à nœud coulissant (tenderie des Ardennes). 

Dès à présent et jusqu’au 6 octobre, la LPO encourage les Français à participer massivement aux consultations publiques en ligne sur le site du ministère de la Transition écologique afin d’exprimer leur opposition à ces projets d’arrêtés dont l’unique objectif est de satisfaire les lobbies cynégétiques à l’approche de l’élection présidentielle, quitte à perpétuer des pratiques cruelles et archaïques. 

Consultation publique sur les projets d’arrêtés relatifs à la capture de 98702 alouettes des champs au moyen de pantes dans les Landes, la Gironde, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques

Consultation publique sur les projets d’arrêtés relatifs à la capture de 7798 alouettes des champs au moyen de matoles dans les Landes et le Lot-et-Garonne

Consultation publique sur le projet d’arrêté relatif à la capture de 1200 vanneaux huppés et 30 pluviers dorés au moyen de tenderies aux filets dans les Ardennes

Consultation publique sur le projet d’arrêté relatif à la tenderie de 5800 grives et merles noirs dans les Ardennes

Le 6 août dernier, suite à des recours de la LPO, le Conseil d’État avait pourtant confirmé l’illégalité de ces pratiques dites « traditionnelles » de piégeage d’oiseaux sauvages autorisées par différents gouvernements français successifs par dérogation à la Directive Oiseaux de l’Union européenne. Cette décision découlait logiquement d’un premier arrêt historique du Conseil d’État qui avait confirmé le 28 juin 2021, après consultation de la Cour de justice de l’Union européenne, l’illégalité de la chasse à la glu dans 5 départements de la région PACA. Les mêmes causes produisant les mêmes effets : les arrêtés ayant autorisé le piégeage des alouettes dans le Sud-Ouest, et celui des vanneaux huppés, pluviers dorés, grives et merles dans les Ardennes étaient donc à leur tour annulés.

En réaction, plusieurs parlementaires des Landes avaient apporté leur soutien aux chasses traditionnelles et appelé publiquement le gouvernement à prendre néanmoins de nouveaux arrêtés, afin que les chasseurs puissent continuer de piéger. La LPO avait à nouveau dénoncé cette prise de position, sans oser croire un seul instant que le gouvernement céderait à leur requête.

Les nouveaux arrêtés en préparation demeurent illégaux et la LPO demandera leur suspension immédiate devant le Conseil d’État si jamais ils sont signés. Emmanuel Macron le sait lorsqu’il ordonne à sa ministre Barbara Pompili de s’asseoir sur les décisions de la plus haute juridiction française.

Allain Bougrain-Dubourg : « Je suis scandalisé par le cynisme et le clientélisme du président de la République qui interrogent sur ses réelles convictions. Tandis que la communauté scientifique mondiale nous alerte sur le risque d’extinction massive des espèces sauvages, notre gouvernement réduit la biodiversité à une monnaie d’échange électoraliste. Chasser hors du cadre légal, c’est braconner. C’est d’autant plus consternant qu’il ne s’agit que d’une activité de loisir ».

Baguage 2021, l’heure du bilan

13ᵉ année de suivi pour notre camp de baguage dans les Basses Vallées Angevines.
Mardi 31 août dernier, après un mois de suivi quotidien des fauvettes paludicoles, la dernière opération de baguage a eu lieu, terminant ainsi la saison 2021.

Un grand merci à tous les aides-bagueurs bénévoles : vous êtes 38 à avoir participé au camp ! Sans oublier les bagueurs bénévoles : Emmanuel Séchet, Gilles Mourgaud, Patrick Mulot, Sylvain Courant et Frédéric Laigneau.

Votre investissement représente 1 077 heures, soit 154 journées/homme ou encore près de 7 mois et demi de travail pour une seule personne !

Si vous n’avez pas pu venir nous aider, découvrez le bilan de cette année en quelques chiffres :

Photos : Mathurin Aubry, Camille Lepère et Michèle Boisdron.

Petit quizz : une faute d’orthographe s’est invitée dans trois mots de l’image, saurez-vous les retrouver ? Alain Fossé 😜 🤔

Programme de rééquilibrage du lit de la Loire : l’arrêté est signé !

Photo : VNF

La Loire a fait l’objet au cours des xixᵉ et xxᵉ siècles de nombreux aménagements pour exploiter ses ressources et améliorer sa navigabilité. Ceux-ci ont entraîné, entre Nantes et Les Ponts-de-Cé, l’enfoncement du lit du fleuve, avec des conséquences dommageables sur le fonctionnement et la morphologie du fleuve lui-même et des impacts multiples sur les milieux naturels et la biodiversité.

Il est essentiel que la Loire retrouve son équilibre. C’est l’objectif du programme de rééquilibrage du lit de la Loire, inscrit dans le contrat pour la Loire et ses annexes (CLA). Voies navigables de France en est le maître d’ouvrage et travaille en collaboration et concertation avec l’ensemble des acteurs du territoire.
Objectif : restaurer l’équilibre du fleuve tout en préservant ses différents usages.

L’arrêté d’autorisation interpréfectoral est signé (en consultation ici), portant autorisation environnementale unique pour la réalisation du programme de rééquilibrage du lit de la Loire entre Les Ponts-de-Cé et Nantes.

Ainsi, les travaux du secteur A, entre Montjean-sur-Loire et Ingrandes – Le-Fresne-sur-Loire, sont en cours de préparation. Ils seront réalisés par le groupement GUINTOLI/CHARIER GC/CDES, sous la maîtrise d’œuvre d’ISL Ingénierie. Le chantier devrait commencer début septembre, sous réserve d’un maintien d’un niveau de la Loire suffisamment bas.

La rentrée sera également marquée par la fin des diagnostics archéologiques sur les grèves de Loire !

En effet, par arrêté du 24 février 2020, le préfet a prescrit la réalisation de seize tranches de diagnostics d’archéologie préventive, pour une surface totale de 250 hectares. À ce jour, 85 hectares, répartis sur 6 secteurs situés entre Vair-sur-Loire et Oudon, restent à prospecter. Les diagnostics seront réalisés par l’INRAP à partir de début septembre, si le niveau d’eau le permet.

Pour suivre les actualités, rendez-vous sur le site internet du programme ici

Le berger du Pont-Barré

Découvrez le portrait de Bérenger, paysan sans terre d’un nouveau genre. Par choix il a choisi l’itinérance et n’a pas de bergerie.

Au printemps ou durant l’été il aime voir son troupeau paître les coteaux et les zones humides le long du Layon et de la vallée de la Loire. Le pâturage y est riche et la diversité de plantes présentes dans ces espaces naturels extraordinaire. Sur la réserve 450 espèces végétales sont disponibles, leur valeur fourragère et leur complémentarité nutritionnelle en font un mets de choix, d’autant plus que nombre d’entre elles sont des plantes aromatiques (Origan, Thym serpolet, fenouil…).

En hiver son troupeau se fond dans le vignoble, l’herbe y est abondante et les vignerons sont trop heureux d’accueillir ces assistants débroussailleurs sur leur parcelles.

Ce système pastoral calqué sur des pratiques ancestrales est toujours d’actualité dans d’autres régions françaises. En montagne ou dans les plaines de la Crau sur le pourtour méditerranéen, là où les contraintes saisonnières sont très fortes, le berger a toujours pratiqué ces transhumances depuis la nuit des temps. Vidéo : Julien Le Berre – LPO Anjou – 2021MOINS

Crue tardive : un impact dramatique pour les sternes

Communiqué de presse – Angers, le 7 juillet 2021
Photos : LPO Anjou

Pour la seconde année consécutive, nous assistons impuissants à la destruction des nichées de sternes sur les bancs de sable de la Loire.

Département majeur d’accueil pour les populations ligériennes de sternes, le département de Maine-et-Loire a une responsabilité très forte pour la survie de ces espèces menacées et protégées. Chaque année, La LPO Anjou et le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine agissent ensemble pour tenter de préserver la tranquillité des sites de reproduction et assurer aux sternes les conditions nécessaires à l’envol des jeunes : sensibilisation, suivi hebdomadaire des colonies, mise en place de signalisation sur les sites sensibles…

Depuis 2013, la préfecture a mis en place deux arrêtés de protection de biotope (APB)* qui visent à préserver les habitats d’espèces protégées, en restreignant localement les actions et activités pouvant leur porter atteinte.

Avec 461 couples de sternes nicheuses sur les grèves de Loire, l’année s’annonçait pourtant prometteuse. Il fallait remonter à 2011 pour retrouver de tels effectifs. Entre Les Ponts-de-Cé et Montsoreau, zone classée Natura 2000, 285 couples de Sternes pierregarins et 176 couples de Sternes naines s’étaient installés.

Sternes pierregarins et Sterne naine – Photos : Louis-Marie Préau et LPO Anjou

Mais avec les pluies des dernières semaines, la montée tardive des eaux a emporté avec elle plusieurs centaines d’œufs et de poussins de ces espèces déjà en état critique de conservation. Entre Montsoreau et Les Ponts-de-Cé, une hausse de moins d’un mètre suffit à balayer toute une génération d’oiseaux. D’autres espèces nichant au sol, sur les grèves, comme le Petit Gravelot, la Mouette rieuse ou l’Œdicnème criard ont également été touché par cette crue de plus de 1,50 m.

L’équipe de la LPO Anjou avec l’aide du Parc naturel régional a donc procédé en urgence au retrait des panneaux qui signalaient les colonies pour les protéger. Malgré cette opération, il est possible que des panneaux aient été arrachés par l’eau et s’échouent sur les berges. Si vous en trouvez un, merci de nous le signaler ou de nous le rapporter.

La décrue est maintenant amorcée et deux grèves ont résisté, sauvant ainsi 47 poussins de sternes.

Cette crue tardive est bien évidemment naturelle car consécutive à l’exceptionnelle pluviosité de ce mois de juin. Ce qui nous inquiète c’est qu’il s’agit de la 4e en 6 ans, là où l’événement n’intervenait que très accidentellement au cours des décennies précédentes… Et si nous avions là, sous nos yeux, un des nombreux effets du changement climatique ?

L’espoir de voir apparaître une seconde nichée en fin d’été est très faible. En effet, les sternes repartent habituellement en Afrique à la mi-août et il faut compter une quarantaine de jours pour qu’elles puissent mener à bien leur nichée.

*Pour rappel et pour protéger ces oiseaux nicheurs, l’accès aux îlots est interdit, tout comme l’accostage, le stationnement des embarcations, le survol à basse altitude, la divagation d’animaux domestiques, le bivouac, le camping et les feux. Des panneaux rappelant les interdictions en vigueur sont installés par les bénévoles de la LPO Anjou. La réglementation de l’APB s’applique même en l’absence de signalisation.