Sites et espèces


LES BASSES VALLÉES ANGEVINES ET LE RÂLE DES GENÊTS

Les basses vallées angevines et le râle des genêts

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Le Râle des genêts ressemble un peu à une perdrix, moins grand et plus élancé. Il a un cou assez long et un corps arrondi.

En vol, les pattes sont pendantes. Cet oiseau emblématique des vallées alluviales chante à l'abri de la végétation dense des prairies.Son chant est très caractéristique : crex crex, crex, évoquant les dents d'un peigne frotté. C'est un migrateur au long cours. Il niche dans les vallées alluviales. Appelé « Roi des cailles », il était autrefois très commun. Les Basses Vallées angevines constituent son dernier bastion à l'échelle nationale.

La régression importante de ses effectifs et de son aire de répartition le classe parmi les espèces « en danger »

Le Râle des genêts niche au sol dans les prairies humides entretenues par la fauche. L'enjeu et de concilier activités humaines et cycle biologique de l'espèce. Des mesures agro-environnementales ont été mises en place dans cet objectif, depuis 1990. Il existe dans les vallées angevines une association d'éleveurs engagés dans la préservation du Râle des genêts : Éleveurs des Vallées Angevines.

La LPO Anjou anime également une déclinaison régionale du Plan National d'Action.

 


Pour en savoir plus :

 


A consulter :

 

 

LA LOIRE ET LES STERNES

La Loire & les Sternes

Fiche complète sur la Loire et les Sternes : Cliquez ici

 

Deux espèces de sternes sont présentes sur la Loire : la Sterne pierregarin et la Sterne naine. La Sterne pierregarin à le bec rouge, la Sterne naine, plus petite, à le bec jaune. Appelées parfois hirondelles de mer, en raison de leur vol, elles ont les mêmes couleurs que les mouettes:plumage blanc et cendré. La tête a une calotte noire.

Les fleuves occupés en période de nidification sont en France, l'Allier et la Loire. Les sternes font partie des espèces emblématiques de la Loire : ces oiseaux migrateurs s'installent en colonies sur les bancs de sable et apprécient les gravières.Le Maine et Loire a une forte responsabilité quant à leur conservation justifiant la création du site Natura 2000 « vallée de la Loire des Ponts de Cé à Montsoreau ».

Des menaces naturelles pèsent sur les colonies : prédations animales, crues tardives, creusement du lit de la Loire qui fait disparaître les bancs de sable. Des menaces humaines dues aux dérangements : divagation d'animaux domestiques, activités sportives,débarquement sur les sites, accès aux bancs de sable reliés tardivement à la rive. Cette avifaune bénéficie d'une protection prioritaire en Pays de Loire.Un arrêté de Préfectoral de Protection de Biotope s'applique du 1er avril au 15 aout. L'information du public, usagers réguliers ou occasionnels, fait partie intégrante de la protection.

     

L'envol d'oiseaux sur un banc de sable est souvent perçu comme un spectacle agréable mais témoigne généralement d'oiseaux dérangés sur leur site de nidification.

     

Qui contacter en cas d'infractions ?

   
  • LPO Anjou groupe Saumur - 02 41 67 18 18
     
LA CHAMPAGNE DE MÉRON ET L'OUTARDE CANEPETIÈRE

L'Outarde Caneptière & la Champagne de Méron

 

 

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Connu des naturalistes depuis le XIXième siècle, plusieurs sites de l’Est du département de Maine et Loire présentent un intérêt majeur pour leur biodiversité.

  • La Champagne de Méron représente un vaste espace de 650 ha sur la commune de Montreuil Bellay s’étalant entre la butte de Méron et la faille du Loudunais.
  • La Plaine de Douvy s’étale sur les départements du Maine et Loire (Epieds) et de la Vienne.
  • La plaine des Douces, à Doué la Fontaine située sur la faille de Douce marquant la rupture entre le bassin parisien (Anjou Blanc) et le massif armoricain schisteux (Anjou Noir).

Le climat est caractérisé par des précipitations régulières mais faibles. Ces zones comptent parmi les plus sèches du département. Fruits d’une géologie atypique, ces lieux sont chargés d’histoire et constituent des habitats spécifiques riches mais fragiles malgré les nombreux statuts de reconnaissance patrimoniale : ZNIEFF, ENS, Natura 2000….

La faune et la flore associées présentent un cortège d’espèces caractéristiques souvent rare en Pays de la Loire. Au niveau botanique, les plantes messicoles trouvent encore leur place malgré l’intensification des pratiques agricoles. De nombreuses espèces patrimoniales figurent également à l’inventaire de ces zones. La richesse floristique et le caractère steppique favorisent la présence de nombreux invertébrés (criquets, sauterelles, papillons,…).

 

 

Les oiseaux des plaines trouvent ici des conditions de reproduction favorables (Oedicnème criard, Busard cendré, Bruant proyer… ). Pour l’Outarde Canepetière il s’agit du seul lieu de présence en Maine et Loire et l’un des sites de reproduction les plus septentrionaux de l’espèce.

Pourtant l’Outarde caneptière a bien failli disparaitre : 90 % des effectifs en 40 ans ! L’effectif est aujourd’hui stabilisé aux environs de 20 mâles chanteurs au prix d’efforts considérables de préservation engagés notamment depuis les années 1990.

Ainsi, grâce à plusieurs programmes d’études et la mise en place de mesures agro-environnementales l’Outarde fait aujourd’hui partie du patrimoine vivant local. Fortement dépendante de pratiques agricoles vertueuses, elle fait l’objet d’un suivi attentif dans le cadre du site Natura 2000.

Comme nombre d’espèces, elle est très sensible aux dérangements. En période de reproduction, l’observer nécessite de prendre des précautions…

Si vous souhaitez contribuer à sa préservation, rejoignez-nous pour participer aux différentes étapes de suivi !

 


Pour en savoir plus :

  • Parc Naturel Régional Loire-Anjou-Touraine
    Site Natura 2000 Champagne de Méron et plaine de Douvy : Cliquez ici
  • Circuit de Balade PNR Loire-Anjou-Touraine : Cliquez ici

 

LA RÉSERVE NATURELLE DES COTEAUX DU PONT-BARRÉ

La RNR des Coteaux du Pont-Barré

 

 

Fiche complète - Cliquez sur la couverture ci-dessous

 

  • Qu'est-ce qu'une réserve naturelle régionale ?
  • Qu'est-ce qu'un plan de gestion ?
  • 230 ans d'histoire naturaliste
  • Un patrimoine géologique paysager et culturel
  • Une flore à l'accent méditerranéen
  • La faune invertébrée des pelouses
  • Les enjeux de la réserve
  • Plan de travail de la réserve de 2016 à 2021
  • Comment découvrir la réserve ?
  • Bibliographie

 


 

Les réserves naturelles sont des territoires protégés, créés par l'état ou les régions. Elles visent à protéger le patrimoine naturel, biologique, géologique. Au début du XXème siècle le chanoine Corillon, botaniste angevin achète quelques parcelles. Dans les années 2000 Jo Pithon, viticulteur et la LPO Anjou s'unissent pour prolonger le travail du chanoine. La réserve est créée en 2009. La LPO Anjou en est gestionnaire avec l'appui de partenaires techniques et financiers. La vallée du Layon au Pont Barré, c'est une histoire géologique de plus de 600 millions d'années avec une situation géographique et climatique singulière. Le site est classé à l'inventaire des sites géologiques d'intérêt majeur des Pays de Loire.

Ces milieux, du fait de leur ensoleillement et d'une faible hygrométrie présentent une forte aridité. Ouvertes et pauvres en nutriments, ces pelouses sèches attirent une biodiversité spécifique, rare et menacée. La flore est particulièrement riche : ce lieu constitue un refuge pour un ensemble d'espèces méridionales, atteignant leur limite nord actuelle de répartition.

La faune, surtout composée d'invertébrés, accueille entre autre 153 espèces d'abeilles et de guêpes, une part importante des espèces d'araignées de la région, et 34 espèces d'orthoptères y sont, recensés dont l'Oedipode germanique seule population connue en Pays de la Loire.

 

 


La principale menace qui pèse sur ces milieux est la disparition des pratiques agropastorales pour maintenir ouvertes ces pelouses sèches.

 

La LPO depuis 15 ans entreprend un travail de renouveau des pratiques pastorales et conduit des chantiers de débroussaillage complémentaires. Le Pont Barré, à travers ses vestiges géologiques, industriels et son patrimoine bâti participe à la conservation et à la compréhension de l'histoire locale. Longtemps resté confidentiel, ce site s'ouvre au regard des angevins et des touristes. Il accueille aujourd'hui entre 7000 et 8000 visiteurs à l 'année.

 


 

 

Comment découvrir la réserve ?

  • En cheminant le long du sentier pédagogique « Sur les pas du chanoine Robert Corillon »
  • En découvrant le point d'information géologie « Des Tropiques à l'Anjou »
  • En participant aux sorties thématiques organisées par la LPO Anjou

 


 

Pour en savoir plus :

 

LES CHAUVES-SOURIS

Les Chauves-Souris

Le département du Maine-et-Loire, par son réseau conséquent de sites souterrains, l’abondance du bâti ancien, sa proximité avec des grandes vallées humides (Loire, Basses Vallées Angevines, Loir, Mayenne et Sarthe), ou encore son recouvrement en massifs boisés, concentre des enjeux remarquables en ce qui concerne les populations de chauves-souris troglophiles et anthropophiles régionales. Le département de Maine-et-Loire compte à ce jour 21 espèces de chiroptères et à titre indicatif, les effectifs comptés en un hiver dépassent les 15 000 individus ! photo : Grand Murin © Louis-Marie Préau

 

L’étude et la conservation des chauves-souris sont des axes forts sur lesquels la LPO Anjou s'investit. En raison des nombreux enjeux régionaux et nationaux identifiés en Maine-et-Loire, ainsi que de la présence d'un groupe de bénévoles impliqués de longue date, des actions concrètes ont émergées et sont poursuivies. Membre du conseil d'administration du Groupe Chiroptères Pays de la Loire , la LPO s'appuie sur ce réseau régional et ses bénévoles locaux pour conduire ses opérations. L'ensemble de ces actions s'articule autour de plusieurs aspects ancrés dans le fonctionnement de la LPO : actions de connaissance et actions de sensibilisation avec pour finalité des actions de conservation. photo : Rhinolophe euryale en hibernation dans le Saumurois © Didier Faux

 

La LPO Anjou intervient sur les thématiques liées aux chauves-souris dans différents cadres :

  • animation régionale du Plan National d’Actions Chiroptères ;
  • animation des sites Natura 2000 « chauves-souris » ;
  • prise en compte des chauves-souris dans la politique des Espaces Naturels Sensibles du département ;
  • prise en compte des chauves-souris dans la politique des Réserves Naturelles Régionales des Pays de la Loire ;
  • refuges LPO, gestion forestière, expertise et partenariat, etc.
Ses actions peuvent être réparties en cinq grandes thématiques : cliquez ici pour les découvrir  
 

LES GRANDS RAPACES

Actions menées sur les rapaces diurnes rares nichant en Maine-et-Loire

Ces espèces sont très sensibles en période de reproduction. Leurs lieux de nidification sont pour la plupart situés en secteurs privés. La LPO Anjou œuvre chaque année à entretenir de bons rapports avec les propriétaires par le biais notamment de convention limitant les accès aux sites.

Les suivis des rapaces nicheurs rares de Maine-et-Loire sont assurés de façon bénévole et requièrent une certaine expérience. Depuis 2016 les résultats de ces suivis font l'objet d'un compte-rendu annuel dans la rubrique "Actualités" du site web faune-anjou-org. (contact : Jean-Claude Beaudoin).

Espèces concernées :

Cinq espèces font actuellement l'objet de suivis approfondis : Élanion blanc, Circaète Jean-le-Blanc, Busard cendré, Balbuzard pêcheur et Faucon pèlerin.

 


 

Busard cendré et Balbuzard pêcheur

Sous la responsabilité de Damien Rochier (et Thierry Printemps pour le busard). photo : Busard cendré © Philippe Siriot

 

Cliquez sur les couvertures et découvrez Le Busard cendré et le Balbusard pêcheur.

 


 

Circaète Jean-le-Blanc

En Maine-et-Loire ce rapace se trouve sur la limite nord-occidentale de son aire de répartition française, sans doute en raison de son régime alimentaire très spécialisé car composé presque exclusivement de serpents. De ce fait moins d'une dizaine de couples se reproduisent dans les parties les plus chaudes de notre département. Au milieu des années 2000, un petit groupe de bénévoles a entamé une recherche et un suivi annuel des différents sites de nidification avec les objectifs suivants :

  • préciser la répartition des couples et suivre son évolution dans le temps,
  • mesurer leur succès de reproduction,
  • prévenir si possible tout dérangement durant le cycle de nidification - en particulier ceux liés aux travaux forestiers - en entretenant des contacts avec les propriétaires privés et l'Office National des Forêts au sein des massifs domaniaux. Cette action est réalisée dans le cadre du partenariat existant entre cet organisme et la LPO.

photo : Circaète Jean-le-Blanc © Luis Jiménez Delgado sur wikicommons

 

 


 

Élanion blanc

Il a commencé à se reproduire dans le Sud-Ouest de la France au début des années 1980 et progresse depuis. Une première nidification est enregistrée en 2013 en Maine-et- Loire (voir l'article publié dans le Crex 13 : 45-50). Depuis l'espèce fait l'objet d'un suivi mené par une équipe de bénévoles constituée à cet effet. Leurs observations révèlent que l’élanion n’est pas encore régulièrement établi en Anjou.

photo : Elanion blanc © Srikaanth Sekar sur wikicommons

 

 

 


 

Faucon pèlerin

Vers la fin des années 1990, son aire de nidification a commencé à s'étendre aux plaines françaises et les premiers cas de reproduction sont constatés en 2013 en Maine-et-Loire (voir l'article dans le Crex 13 : 51-54). Depuis l'espèce poursuit sa progression et 5 à 6 couples sont désormais établis, pour la totalité d’entre eux, en carrière.

Dès 2013 un petit groupe de bénévoles a mis en place un suivi régulier dont les objectifs sont les suivants :

  • contrôler les couples connus et évaluer leur succès de reproduction,
  • établir des contacts avec les propriétaires des carrières où l'espèce est installée afin d'assurer au mieux les conditions des suivis (dans ce cadre deux conventions ont été passées entre la LPO Anjou et des carriers),
  • rechercher de nouveaux sites potentiels de nidification.

photo : Faucon pèlerin © sur pixabay libre de droits

 

 

LES MAMMIFÈRES SEMI-AQUATIQUES

Les mammifères semi-aquatiques

LA FLORE

La flore