Budget participatif Angers 2020 : votez pour le projet n°31 !

Rappel du projet  : « Une mare pour les crapauds au parc du Vallon »

Dès la fin de l’hiver, les crapauds du quartier lac de Maine migrent la nuit vers le lac de Maine pour s’y reproduire.
Beaucoup d’entre eux passent par le parc du vallon puis franchissent l’avenue du lac de Maine où plusieurs dizaines sont écrasés chaque année par les véhicules et cela malgré le crapauduc relevé chaque matin de février à avril par les bénévoles.

Pourquoi ce projet ?

La création d’une mare :

  • Pour permettre aux crapauds de se reproduire sans avoir à franchir la route et donc de ne pas être écrasés !
  • Pour favoriser la biodiversité (libellules, oiseaux, amphibiens…)
  • Pour offrir un support pédagogique aux écoles environnantes, afin de sensibiliser les enfants à la protection de l’environnement et au respect du vivant.

Comment voter ?

Par voie numérique en se rendant sur la plateforme Écrivons Angers.
ou
par bulletin papier à compléter et à déposer dans l’une des urnes situées dans la ville :

  • A l’Agora du budget participatif, place du Ralliement : du lundi au vendredi, de 12h à 14h et de 17h à 19h30, le samedi, de 11h à 18h
  • A la Cité des associations,
  • A l’hôtel de ville,
  • Au J, Angers connectée jeunesse,
  • A la médiathèque Toussaint
  • ou dans votre maison de quartier

Quand voter ?

Nous comptons sur vous pour voter (et faire voter autour de vous) jusqu’au 19 octobre en faveur du projet de la LPO, le no 31 !

À vous de jouer  !

Cet automne, j’agis !

La LPO Anjou propose aux jeunes du département de profiter de quelques jours de leurs vacances de la Toussaint pour découvrir et préserver le patrimoine naturel et historique de la vallée du Layon.

Du 26 au 30 octobre, l’association propose 5 jours de chantier découverte à des jeunes de 13 à 17 ans. Épaulés, le matin, par le conservateur de la réserve, les participants auront pour mission de réaliser des nichoirs, un abreuvoir en pierres maçonnées, un sentier botanique ou d’entretenir les espaces.

L’après-midi, ils pourront, accompagnés d’un animateur nature, découvrir le patrimoine naturel et historique de l’Anjou en participant à un rallye nature au cœur de la réserve, en cherchant des fossiles ou en partant à la découverte des oiseaux de Loire.

Ce stage gratuit se déroule sur la réserve naturelle régionale des Coteaux de Pont-Barré à Beaulieu-sur-Layon. Il s’adresse à des jeunes soucieux de l’environnement et qui ont envie de s’impliquer dans sa protection. Aucune compétence n’est requise, à part être toujours de bonne humeur et surtout aimer la vie en groupe !

Il permettra de mettre en place des aménagements au profit de la faune sauvage et aux jeunes de se rencontrer autour d’une action concrète. Les horaires sont adaptables en fonction des besoins du groupe. Pour chaque participant, il faudra prévoir le pique-nique pour le déjeuner, une tenue qui ne craint pas les travaux d’extérieur. Nous fournissons tout le matériel de chantier, le goûter et l’eau.

À 25 km au sud d’Angers, la réserve naturelle régionale des Coteaux du Pont-Barré surplombe la vallée du Layon et ses vignobles. Le relief particulier, fait de pentes entrecoupées de nombreux petits plateaux et d’escarpements rocheux, et la complexité géologique (mélange de roches acides et basiques) participent au maintien d’une mosaïque d’habitats naturels, auquel contribuent des conditions climatiques tout aussi remarquables. L’exposition très ensoleillée, la très faible pluviométrie alliée à l’orientation de la vallée et son lien avec la Loire expliquent la présence de nombreuses espèces végétales et animales d’affinité méridionale.

Suivi de migration

Pour la première fois, la LPO Anjou organise un suivi de migration sur la Butte d’Antoigné, site inscrit à la ZPS de la Champagne de Méron. Après plusieurs observations automnales signalant le passage de centaines de passereaux, nous souhaiterions mieux connaître l’intérêt du site pour la migration.  

Dans le cadre de sa mission de suivi de la ZPS, LPO Anjou organise 2 sessions d’étude « test »: du 9 au 18 septembre et du 8 au 19 octobre chaque matin de la semaine du lever du soleil à midi.

Pour mener à bien son enquête, nous avons besoin de vous : œil de lynx, oreille de Fennec ou scribe, on a besoin de toutes les bonnes volontés. Pour nous aider, inscrivez-vous ICI

(Renseignez votre adresse mail pour que l’on puisse vous contacter et vous transmettre plus d’informations).

Signé : La Team ZPS

Mais c’est quoi la migration ?

Il existe une idée préconçue concernant la migration : les oiseaux migrateurs fuient l’hiver à cause du froid. En réalité, les oiseaux suivent la saison chaude et profitent de l’été au Nord comme au Sud. Ce n’est pas le changement de température qui les poussent principalement à partir, mais le manque de nourriture. Après la saison d’hiver, arrive le printemps. Ce phénomène commun dans les zones tempérées entraîne une augmentation rapide de l’abondance des ressources alimentaires : la germination des plantes, la maturation des fruits et des graines ainsi que l’émergence des insectes. Les ressources ne sont plus limitées comme en hiver. Les conditions de vie sont suffisamment favorables pour permettre l’accueil d’un grand nombre d’oiseaux qui vont pouvoir venir se reproduire et subvenir au besoin de leurs progénitures affamées.

Durant l’année, il existe deux périodes de migration. La première, qui est donc le voyage vers le nord où les oiseaux viennent pour se reproduire au printemps, est appelée la migration prénuptiale. La seconde, qui correspond à l’envol d’automne vers les pays chauds lorsque les conditions ne permettent plus de subvenir aux besoins d’une si grande population, c’est la migration postnuptiale.


©Migration.net

Lors de la migration prénuptiale, les oiseaux provenant d’Afrique et de la péninsule Ibérique se retrouvent confrontés à la chaîne de montagne des Pyrénées. Afin de ne pas gaspiller d’énergie, les migrateurs contournent les obstacles paysagers difficiles à franchir et s’engagent donc sur deux chemins : soit à l’ouest des Pyrénées, soit à l’est. C’est ainsi que se forment les deux principales voies de migration en France. À l’est les oiseaux s’engouffrent dans la vallée du Rhône, entre les Alpes et le Massif central où il existe plusieurs sites de suivi de la migration comme l’Escrinet. Tandis qu’à l’ouest, les animaux suivent les côtes de l’Océan atlantique. Les chemins sont identiques (mais inversés), en automne, pour la migration postnuptiale.

Chasse à la tourterelle des bois : la France tente de pigeonner l’Europe

À peine arrivée, Barbara Pompili va-t-elle ouvrir le feu sur la tourterelle des bois, espèce en voie d’extinction, malgré l’injonction de la Commission européenne d’y mettre fin ‽

Tourterelle des bois – Grégoire Duffez

Le Ministère de la Transition écologique s’apprête à laisser tuer 17 460 Tourterelles des bois dès la rentrée de septembre. Alors qu’une infraction a été relevée par la Commission européenne contre la France qui laisse chasser cette espèce en danger, et que le candidat Emmanuel Macron s’était engagé à stopper la chasse des espèces en mauvais état de conservation.

La LPO invite ses sympathisants à participer à la consultation publique ouverte jusqu’au 12 août afin de s’opposer à ce projet d’arrêté incompréhensible. 

Inscrite sur la liste rouge de l’UICN, la Tourterelle des bois est menacée d’extinction au niveau mondial. Ses effectifs en Europe sont en chute libre (−80 % depuis 1980). Ce déclin apparaît comme particulièrement prononcé sur la voie de migration occidentale dont fait partie la France. Des pays comme le Royaume-Uni pleurent déjà sa disparition. Et ce ne sont pas les milieux favorables qui manquent.

Le 2 juillet dernier, la Commission européenne a pourtant adressé un avis motivé à la France afin qu’elle prenne des mesures urgentes contre la chasse des espèces en mauvais état de conservation et en premier lieu la Tourterelle des bois.

L’an dernier, consulté par le Ministère en charge de la Transition écologique, un comité d’experts scientifiques a conclu à la nécessité de stopper au moins provisoirement la chasse de cette espèce afin de maximiser les chances d’une stabilisation des effectifs à court terme. L’État a quand même cédé au lobby cynégétique et accordé un quota de 18 000 oiseaux, jurant que les « prélèvements » seraient encadrés, rapportés et analysés. Las, les chasseurs n’ont pas déclaré toutes leurs prises et personne n’est en mesure de dire si ce quota a été respecté ou non faute de contrôles suffisants. Le recours de la LPO contre cet arrêté ministériel du 30 août 2019 n’a toujours pas été examiné sur le fond. Le chiffre de 17 460 proposé cette année à la place de 18 000 prend simplement en considération une baisse de population estimée à 3 % par an.

Pour Allain Bougrain-Dubourg : « Le Premier ministre Jean Castex a annoncé la main sur le cœur une prise en compte des enjeux écologiques par le nouveau gouvernement. Le voici devant l’épreuve du feu. Les Français sauront vite à quoi s’en tenir ».

Mission Hérisson : c’est parti !

Votre mission, si vous l’acceptez, consiste à observer, identifier, compter les empreintes de hérissons pour mieux protéger l’espèce ! Pas de panique, inutile d’être un expert pour participer.
Vous êtes partants ? Venez c’est par ICI…

Retrouvez l’actualité de la Mission Hérisson ICI.

Vers une deuxième saison catastrophique pour les sternes de la Loire

L’année avait pourtant si bien débuté. Les Sternes naines et Sternes pierregarins, espèces emblématiques qui nichent sur les bancs de sable de la Loire sont revenues en nombre cette année afin de pondre leurs œufs au sein de cavités creusées à même le sable et élever leurs jeunes.

La LPO Anjou comptabilisait ainsi 14 sites, tout début juin, réunissant au total 248 couples de Sternes pierregarin et 156 couples de Sternes naines. Cela faisait plusieurs années que nous n’avions pas eu une telle population.

Malheureusement une crue d’ampleur exceptionnelle est survenue entre le 17 et le 19 juin avec une hausse des niveaux de la Loire avoisinant les 1,40 m. Cette crue a submergé l’ensemble des 14 sites identifiés comme sites de reproduction. Nids, œufs et poussins ont été emportés par les eaux en pleine nuit.

Il aura fallu 15 jours pour voir la moitié des couples seulement s’installer de nouveau en colonies et relancer un nouveau cycle. Mais les menaces pesant sur ces couples sont toujours là.

Sterne naine – Louis-Marie Préau

Le pire des scénarios

Comme en 2018, menaces naturelles et anthropiques se conjuguent. La saison touristique est déjà bien lancée et les sternes couvent toujours leurs œufs. À ce stade, les couples et colonies sont extrêmement vulnérables et chaque envol fragilise un peu plus leur reproduction. La succession des envols suite à des passages répétés aux abords des colonies peuvent engendrer la mort des embryons ou la déshydratation des poussins exposés ainsi aux fortes chaleurs, ou aux possibles prédateurs, sans protection des adultes.

La LPO Anjou constate cette année un essor d’ampleur exceptionnelle des activités touristiques en Loire aggravant une situation déjà bien compliquée. Notre association constate une augmentation non négligeable des activités récréatives sur la Loire mais surtout de comportements irrespectueux mettant à mal les colonies (survol à très basse altitude, débarquements impromptus, divagation de chiens, bivouacs…). 

Cette soif de nature, compréhensible après la période de confinement que nous avons tous vécue, ne doit pas aboutir à la destruction d’une partie de l’écosystème « Loire » aussi la LPO Anjou tire la sonnette d’alarme.

Le 13 juillet dernier, l’une des plus grosses colonies connues à ce jour, pourtant protégée par des panneaux, a disparu des suites probables d’un dérangement. Pour la première fois depuis plus de 10 ans, aucun couple de sterne ne se reproduira sur la partie angevine située à l’amont de Saumur.

Cela ne peut continuer, jusqu’où faut-il aller pour que cela cesse ? 

RESPONSABILISONS-NOUS DÈS À PRÉSENT !

Sterne pierregarin – LPO Anjou

Petit rappel sur l’arrêté préfectoral de protection de biotope

Sur cette partie de Loire située entre Montsoreau et les Ponts-de-Cé, les sites de reproduction des sternes sont protégés par arrêté préfectoral et tout débarquement y est interdit entre le 1er avril et le 15 août.

Comme chaque année, la LPO Anjou place des panneaux réglementaires de sensibilisation autour de chaque colonie (bancs de sable avec installation de couples) afin que chaque site soit identifiable par les usagers de la Loire. Le but est d’assurer toute la quiétude nécessaire aux couples de sternes pour la réussite de leur cycle de reproduction. Ces mesures sont essentielles et accompagnent le dispositif d’arrêté préfectoral de protection de biotope (APPB) actuellement en vigueur sur deux tronçons de Loire. Chaque colonie est ainsi « protégée » par la mise en place de panneaux signalant la présence d’un site occupé.

Cette année encore, la population de sternes reste très fragile et leurs nichées menacées. Les gestes à respecter sont pourtant simples.

Quelques règles simples à respecter

  • Ne pas débarquer sur un site équipé de panneaux ;
  • En cas de grève tardivement rattachée à la berge : respecter la colonie et maintenir son chien en laisse ;
  • Pas de survols à basse altitude ;
  • Passer au large de sites équipés de panneaux, ne pas s’approcher, ne pas stationner à proximité directe, rester silencieux.

Conclusion

Les sternes et plus largement le patrimoine naturel de ce fleuve qui nous est cher, sont un bien commun que nous nous devons tous de protéger afin que nos enfants, petits-enfants et générations futures puissent continuer de s’émerveiller de leur présence, de les voir évoluer sur ce fleuve.

Notre association, associée à de nombreuses structures telles que le PNR Loire-Anjou-Touraine, la DDT 49, l’Office français pour la biodiversité (OFB), œuvre chaque année à leur protection mais nos actions conjointes ne pourront y parvenir sans une participation collective.

Il est désormais temps que chacun d’entre nous prenne conscience de la fragilité de ces espèces et de l’importance de les protéger.

Cela passe inévitablement par le respect de la quiétude de ces oiseaux au cours de la saison de reproduction.

Dites NON à la chasse « traditionnelle » de plus de 150 000 oiseaux

Rouge-gorge tué par un piège à la glu, chasse non sélective.

Le Ministère de l’Écologie vient de soumettre à la consultation publique 11 arrêtés prévoyant d’autoriser la chasse de dizaines de milliers d’oiseaux sauvages dans des conditions révoltantes. Nous vous invitons à y participer.

Toutes les informations et les liens vers les consultations sont ici

Chasse : sursis pour le Courlis cendré et la Barge à queue noire ?

Courlis cendré © David Allemand

Le gouvernement propose la suspension de la chasse de ces deux oiseaux menacés pour la période 2020-2021. Encourageant, mais pas suffisant.

L’argumentaire et le lien vers la consultation est à retrouver ici.