La LPO Anjou recrute un ou une gestionnaire de réserve naturelle régionale (RNR)

Un ou une gestionnaire de réserve naturelle régionale
Spécialiste flore et habitats
(CDI, poste à temps plein à pourvoir dès que possible)
Lieu de travail : Angers – Maine-et-Loire

La LPO Anjou est une association de protection de l’environnement qui a pour mission de connaître et de protéger la biodiversité sur l’ensemble du département de Maine-et-Loire. Elle réalise des actions de protection de la nature, des expertises, des actions de sensibilisation et d’éducation à l’environnement. Elle compte plus de 1 500 adhérents soutenus par une équipe de 18 salariés.

Missions et activités principales :

À l’initiative de la création et en charge de la gestion d’une RNR, nous recherchons un ou une gestionnaire de cet espace remarquable à forts enjeux botaniques.

Le plan de gestion est actuellement en phase d’écriture pour la période 2022-2027. Après cette phase transitoire d’évaluation et d’écriture que vous réaliserez en binôme avec l’actuel chargé de mission, vous coordonnerez la gestion du site.

En complément de cette mission qui représente actuellement environ 0,75 ETP, vous interviendrez en soutien de l’équipe sur les expertises floristiques et phytosociologiques déployées dans le cadre de nos activités (espaces naturels sensibles (ENS), Natura 2000, Refuges LPO, ABC…).

Dans le cadre des orientations qui seront fixées par les instances délibératives et la direction, vous serez amené(e) à piloter les différents aspects stratégiques et opérationnels de la gestion de la réserve. Vous disposerez pour cela d’une grande autonomie dans la gestion de votre activité. Vous serez également force de propositions.

En charge du volet conservation, vous vous appuierez sur un référent valorisation notamment en charge de la sensibilisation et de l’accueil du public (animations scolaires et grand public, panneaux d’informations, événements…).

Élaborer et mettre en œuvre le plan de gestion de l’espace protégé :

  • Participer à la rédaction du bilan et de l’évaluation du précédent plan de gestion ;
  • Participer à la mise à jour et la rédaction des diagnostics environnemental, historique, social et économique ;
  • Participer à la préparation et la formalisation du programme d’actions pluriannuel (définition, budget, planification…) ;
  • Organiser la consultation et la collaboration avec les acteurs concernés ;
  • Mettre en œuvre et coordonner les suivis scientifiques (recueils et analyses des données), en coordination avec les référents taxonomiques de la LPO Anjou ;
  • Réaliser les travaux d’inventaire ou d’analyse botanique (relevés phytosociologies, inventaires botaniques, cartographie d’habitats et d’espèces patrimoniales, suivis scientifiques…) ;
  • Interpréter et mettre en forme les informations relatives à la flore, pour intégration au plan de gestion avec l’appui du Conservatoire botanique national de Brest (CBNB) ;
  • Préparer les travaux et animer les instances de gouvernance (comité consultatif, conseil scientifique…), et de validation (conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN)…) ;
  • Coordonner le rapport annuel des activités liées au plan de gestion.

Assurer la coordination des activités du site :

  • Assurer un point régulier avec la direction sur les besoins et la planification du travail ;
  • Coordonner le budget de l’espace protégé (sous la responsabilité de sa hiérarchie avec l’appui du service administratif et financier de la LPO Anjou) ;
  • Recruter et encadrer les intervenants temporaires de l’espace protégé (stagiaires et volontaires en service civique) en lien avec la direction ;
  • Coordonner l’activité d’accueil du public en lien avec le référent « valorisation »
  • Veiller à la mobilisation des adhérents de l’association à l’occasion d’événements (chantiers, inventaires participatifs, fête de la nature…) ;
  • Identifier les travaux à effectuer et coordonner le travail des prestataires et des sous-traitants ;
  • Assurer la gestion et l’entretien du matériel de l’espace protégé (informatique, optique, outillage, petit matériel…).

Intervenir en termes de police de l’environnement :

  • Prendre part aux activités de suivi général du site et de police de l’environnement en lien avec les autres services compétents (OFB, DDT, gendarmerie…).

Contribuer au positionnement stratégique du site :

  • Promouvoir le site à travers des publications régulières auprès des adhérents et du grand public (presse, articles…) ;
  • Représenter l’espace protégé et la LPO auprès des partenaires locaux (administrations, collectivités locales, associations…), au sein de réunions à caractère institutionnel, de comités de pilotage…

Activités complémentaires

Pour le complément du temps de travail à temps plein, vous serez amené(e) à contribuer aux autres actions de l’association. En lien avec les chargés de missions concernés, vous participerez à des expertises, plans de gestion, plan de conservation… en votre qualité d’expert(e) flore/habitats.

Comme l’ensemble de nos équipes vous pourrez également être amené(e) à :

  • Participer à la rédaction des publications de l’association (rapport d’activité, bulletin d’information, newsletter, site internet, presse locale…) ;
  • Former et encadrer du personnel (professionnels, bénévoles, stagiaires, services civiques) ;
  • Participer à l’élaboration d’outils pédagogiques de communication (plan d’interprétation, panneaux d’exposition…).

Profil recherché

Connaissances :

  • Botaniste possédant de bonnes connaissances phytosociologiques et une large culture naturaliste ;
  • Gestion des pelouses sèches et milieux naturels (pratiques agricoles, mise en œuvre de chantiers…) ;
  • Bonne culture de la gestion des sites naturels et des acteurs (juridique, politiques publiques, plan de gestion…).

Savoir-faire :

  • Gestion budgétaire (élaboration de budget, comptabilité analytique) ;
  • Plan de gestion (rédaction, suivi et évaluation d’un plan de gestion) ;
  • Réalisation de suivis naturalistes, scientifiques ;
  • Techniques de communication (expression, négociation) ;
  • Vulgarisation scientifique ;
  • Encadrement et animation d’équipe ;
  • Maîtrise des outils bureautiques et pratique du SIG ;
  • Veille documentaire ;
  • Création et suivi de partenariats.

Capacités :

  • Convictions relatives à l’objet social de la LPO ;
  • Relationnelles (écoute, goût du contact, ouverture aux autres) ;
  • Prise de parole en public ;
  • Travail manuel et créativité ;
  • Organisation, méthode, rigueur et disponibilité ;
  • Adaptabilité et pragmatisme ;
  • Réflexion prospective.

Conditions :

Le poste proposé ne comporte pas de fonction de management de salarié mais l’encadrement de stagiaires et volontaires en service civique.

Selon ses compétences, le ou la gestionnaire coordonnera l’intervention de collègues spécialistes (groupes taxonomiques, chantiers, animations, administration…).

Le poste impose une présence très régulière sur le site (le permis B et un véhicule personnel sont requis).

Le ou la gestionnaire exerce son activité avec une relative autonomie, sur une amplitude horaire variant selon les nécessités de l’activité. Il ou elle effectue des astreintes de week-end ou en soirée (pour diverses manifestations telles que des animations, journées du patrimoine, mission de police coordonnée…).

Il ou elle agit en partie en milieu naturel (travail en extérieur), dans un bureau (activité administrative et scientifique).

Convention collective nationale de l’animation

Classification : Groupe D – coefficient selon expérience et ancienneté dans la branche

Durée du travail : temps plein sur la base de 39 h/semaine + RTT

Rémunération mensuelle brute minimale : 2 200 €

Lettre de motivation et CV à adresser par courrier à l’attention de Mme la Présidente de la LPO Anjou, 35, rue de la Barre, 49000 Angers, ou par mail à anjou@lpo.fr

Clôture des candidatures le 2 avril 2021.

Prise de poste dès que possible.

La LPO Anjou recrute un(e) chargé(e) de missions « chiroptères »

Un(e) chargé(e) de missions « Chiroptères »
(CDI, poste à temps plein à pourvoir au 1er juin)
Lieu de travail : Angers – Maine-et-Loire

La LPO Anjou est une association de protection de l’environnement qui a pour mission de connaître et de protéger la biodiversité sur l’ensemble du département de Maine-et-Loire. Elle réalise des actions de protection de la nature, des expertises, des actions de sensibilisation et d’éducation à l’environnement. Elle compte plus de 1 500 adhérents soutenus par une équipe de 18 salariés.

Avec près de 3 ETP + 1 volontaire en service civique travaillant sur le sujet des Chiroptères, le pôle « chauves-souris » de la LPO Anjou traite depuis plus de 20 ans de nombreux sujets, allant des actions du PNA Chiroptères, à l’animation de sites Natura 2000, de la veille écologique et juridique (éolien, APPB…) à des aspects concrets de conservation (protection de sites, accompagnement de paysans, gestion forestière…), des questions scientifiques (suivis, études et expertises diverses…) ou de sensibilisation (animations, expositions, supports…).

Missions :

Déployées sur l’ensemble du département de Maine-et-Loire et conduites en équipe, les missions proposées recouvrent de nombreuses thématiques :
– Animation des 5 sites Natura 2000 à chauves-souris (suivis scientifiques, gestion conservatoire, gestion du DOCOB, modification du périmètre, Copil et animation…) ;
– Actions de conservation des nombreux sites majeurs épigés et hypogés (protections physiques, réglementaires, conventionnement…) ;
– Participation à la gestion des actions de médiation « SOS chauves-souris » ;
– Veille juridique, porter à connaissance et synthèse de données (éolien, infrastructures de transport, etc.) ;
– Expertises et études diverses (ouvrages d’art, travaux et aménagements de bâtis, inventaires et suivis chiroptères, accompagnement de mesures ERC…) ;
– Animations grand public ponctuellement…

Pour ces actions, l’association s’appuie sur un important réseau de bénévoles que vous contribuerez à animer avec le soutien d’un volontaire en service civique dont vous assurerez le tutorat. En lien avec le Groupe Chiroptères Pays de la Loire, vous serez également amené(e) à travailler avec d’autres structures régionales via leurs salariés ou bénévoles.

Profil de poste :

– Formation bac +2 à bac +5 (écologie, environnement) et bonnes connaissances en écologie des espèces et de la conservation,
– Connaissances et expériences naturalistes sur divers thèmes ;
– Compétences en chiroptérologie exigées : écologie des chauves-souris, écoute ultrasonore (détermination et matériels), détermination à vue etc… ;
– Expérience en actions de conservation des chauves-souris nécessaire (aménagement de souterrains, de bâtis, rédaction de CCTP, suivis de chantiers, rédaction d’APPB, médiation…) ;
– Des compétences en aménagements manuels seraient un plus ;
– Expérience en matière de conduite et de gestion de projet exigée (montage, suivis, gestion d’équipe et de budget, bilans…) ;
– Aptitudes au travail de terrain ;
– Connaissance et intérêt pour le monde associatif ;
– Qualités relationnelles et sens de la communication indispensables ;
– Maîtrise des outils informatiques (Word, Excel, formulaires, outils collaboratifs…) ;
– Compétences en SIG exigées (QGIS) ;
– Bonnes capacités rédactionnelles, compétence en outils de gestion de données, intérêt pour les interfaces informatiques ;
– Esprit d’équipe, dynamique, autonome et rigoureux.

Conditions :

– Contrat à durée indéterminée à temps plein, sur une amplitude horaire variant selon les nécessités de l’activité (travail possible en soirée ou le week-end) ;
– Poste basé à Angers nécessitant des déplacements sur l’ensemble du département ;
– Convention collective nationale de l’animation :
o Classification : Groupe D – coefficient selon expérience et ancienneté dans la branche ;
o Rémunération mensuelle brute minimale, à adapter selon compétences et expérience : 2 117,20 € ;
– Permis B et véhicule personnel indispensable (véhicule de service selon disponibilité).

Merci d’adresser votre candidature (CV & lettre de motivation) à Madame la Présidente de la LPO Anjou avant le 29 mars pour une prise de poste au 1er juin 2021.
Par e-mail (exclusivement) à : anjou@lpo.fr

Dame nature part en fumée ! Défrichement, déboisement et plantation de vignes : la biodiversité doit être prise en compte

Vue panoramique des 8 ha défrichés

Loire Layon Aubance, une nature exubérante

Au milieu du xxe siècle, les surfaces en vigne étaient à leur apogée dans la vallée du Layon puis elles ont diminué, se concentrant sur les espaces les plus productifs et les plus accessibles. Par conséquent, les zones délaissées se sont peu à peu boisées, la nature y reprenant progressivement sa place.

Cette histoire fait la particularité et la qualité des paysages viticoles actuels de la vallée du Layon. À la différence des terroirs bourguignon, champenois ou du muscadet voisin, les écosystèmes y sont relativement préservés et diversifiés. Cette mosaïque de milieux viticoles, agricoles, boisés est le support d’une biodiversité extraordinaire.

1 347 espèces de plantes, 2 500 espèces d’insectes, 250 d’oiseaux, 55 de mammifères sont connues sur ce territoire, comme le diagnostic biodiversité intercommunal le résume.

De nombreuses espèces rares et emblématiques comme la Tulipe sauvage, la Linotte mélodieuse, le Rhinolophe euryale, le Triton marbré et bien d’autres encore. Mais au-delà de leur beauté, nombre de ces espèces contribuent de manière significative à réguler les écosystèmes et les ravageurs des cultures (chauves-souris, oiseaux insectivores, insectes auxiliaires…).

Ainsi, la fonctionnalité de ces écosystèmes est assurée par cet équilibre séculaire entre cultures intensives et espaces sauvages (vallons, coteaux, friches et boisement). Les grandes surfaces de vignes homogènes sont aujourd’hui entrecoupées par la vallée du Layon et ses nombreux affluents ainsi que par la présence de zones boisées ou en friche.

L’apparition de ces milieux a permis à toute une biodiversité de ne pas disparaître totalement des paysages agricoles intensifs. Dans les friches se trouve une flore particulière, un grand nombre d’espèces d’oiseaux (Rougegorge, Accenteur, Merle, Linotte mélodieuse, Bruant zizi, Tarier pâtre, etc.), des Lézards verts, des Orvets et autres reptiles, des centaines d’espèces d’insectes affectionnant les milieux de fourrés ou de landes. Parfois abandonnées depuis un siècle, ces friches sont devenues de véritables boisements centenaires, composés de chênes, de frênes et d’arbustes. Ces écosystèmes forestiers sont les plus évolués et les plus riches de notre planète, capable de stocker naturellement une grande quantité de carbone. Ils participent fortement à la régulation du climat local lors des épisodes de canicule.

L’Anjou : un patrimoine viticole d’exception

Ce paysage, ce climat et ce sol font de l’Anjou un patrimoine viticole d’exception. Après des années de déprise et de ralentissement de la pression foncière, le terroir du Layon attire, ces dernières années, de plus en plus de vignerons et d’investisseurs. La tentation de remettre en culture des zones délaissées depuis des décennies voire un siècle est grande et nous assistons de plus en plus fréquemment à des défrichements et des déboisements parfois titanesques. La nature part alors en fumée sans plus de précaution du vivant ou du stock de carbone que cela représente. Les travaux mis en œuvre sont lourds et modifient de manière inexorable les milieux, les sols, affectant fortement la biodiversité qui s’y est réfugiée et provoquant parfois la disparition locale d’espèces, tout comme l’urbanisation peut le faire ailleurs. Sans diagnostic préalable, des dizaines d’hectares de nature sont détruits chaque année le long du Layon.
Il est aujourdhui choquant que ces milieux naturels disparaissent sans aucune considération, de la part de certains viticulteurs et acteurs locaux. Nous continuons à creuser ainsi le lit de nos maux futurs (invasions de ravageurs, disparition du patrimoine génétique, libération massive de carbone, mauvaise infiltration de l’eau dans les sols, absence de régulation des pics de chaleurs estivaux). Ceci est d’autant plus paradoxal qu’aujourd’hui la collectivité et les vignerons travaillent ici et ailleurs à la replantation de haies ou à la promotion des chauves-souris.

Cette année par exemple, ce sont 10 ha de friches, de landes à bruyères (très mellifères) et de boisements qui ont été rasés à blanc sans qu’aucune haie ou petite surface arborée ne soit conservée. L’impact sur la biodiversité est alors majeur alors qu’il aurait été possible de conserver certains éléments arborés (friches, haies, talus, landes, etc.) afin de limiter les conséquences sans remettre en cause la plantation de vigne. Ces constats, notamment à travers cet exemple, nous amènent à communiquer auprès de la profession viticole afin d’encourager les démarches de diagnostic préalable.

Seuls quelques arbres ont été laissés. Les tas sont généralement brûlés sur place.

Prendre en compte la biodiversité

Ces anciennes parcelles viticoles qui ont évolué en friche voire en boisement abritent désormais une biodiversité particulière avec des espèces protégées et parfois menacées. La plantation de vignes dans ces zones nest pas incompatible avec la préservation de la biodiversité si certains principes sont respectés :

  • Conserver un équilibre avec les zones arborées sous forme de haies, d’arbres isolés, de friches et de boisements ;
  • On s’assurera aussi de ménager des corridors entre les zones arborées aux alentours ;
  • Ne pas défricher entre le 1ᵉʳ mars et le 31 septembre ;
  • Identifier préalablement les végétations et habitats remarquables, et les préserver (landes à bruyères, pelouses calcaires…) ;
  • Conserver au maximum les vieux arbres, qu’ils soient creux ou dépérissants ;
  • Valoriser le bois (plaquette, bois déchiqueté, bûche, etc.) plutôt que de le brûler en tas (pratique très nocive et gaspillage de ressource énergétique).

La Ligue pour la Protection des Oiseaux peut vous accompagner et vous conseiller dans votre projet de plantation. Le guide technique Favoriser la biodiversité dans vos vignes peut également vous apporter de nombreux conseils concernant la prise en compte de la biodiversité.

Contact : anjou.accueil@lpo.fr – 02 41 44 44 22

Retrouvez le communiqué de presse ICI

La réserve naturelle régionale des Coteaux du Pont-Barré cherche à se renouveler

Le site du Pont-Barré est classé en réserve naturelle depuis 1984, le chanoine Robert Corillion en fut le premier conservateur. Dès les années 1960 il entreprit, en parallèle de ses travaux de portée scientifique, d’entretenir et de favoriser la biodiversité sur les parcelles qu’il acquit sur ses deniers personnels.

Aujourd’hui, 250 ans après les premiers travaux naturalistes décrivant la richesse remarquable du site, la LPO au côté des propriétaires et des acteurs locaux entreprend d’actualiser son projet associatif autour de cet espace.

Découvrez l’histoire de ce site d’exception ICI

Phalangère à fleur de lys (Anthericum liliago)

Alors votre avis nous intéresse !

Pour vous c’est quoi une réserve naturelle  ? Quelles idées voudriez-vous voir germer sur cet espace  ?

Connaissez-vous le site  ? Quelles remarques ou anecdotes souhaitez-vous nous conter  ?

N’hésitez pas  ! Répondez au sondage cela prend une minute en cliquant ICI

Cap sur les zones humides à l’occasion de la JMZH 2021

Du 30 janvier au 28 février, la LPO vous emmène observer la faune et la flore de ces lieux uniques. Suivez le guide  !

JMZH, quèsaco  ?

La JMZH ou Journée mondiale des zones humides est célébrée le 2  février pour commémorer la signature de la cConvention de Ramsar (Iran) sur les zones humides en 1971.

La convention sur les zones humides  ?

Il s’agit d’un texte qui cadre l’utilisation des ressources en eau  : marais, tourbières, prairies humides, lagunes, mangroves, deltas, baies, rives. Les milieux humides quoi  ! Ce texte protège ainsi la multitude d’espèces animales et végétales qui y vivent.

Les zones humides, ces milieux riches et variés

Quel est le point commun entre la baie du Mont-Saint-Michel, le Marais audomarois dans le Pas-de-Calais, la Brenne, le lac de Grand-Lieu au sud de Nantes, la Camargue, l’étang des Salines en Martinique ou encore les marais salants de Guérande  ? Ce sont des zones humides  !

Le terme «  zone humide  » est très vaste, et il désigne un espace de transition entre la terre et l’eau. Il s’agit de lieux où l’eau peu profonde (douce ou salée) est présente de façon permanente ou temporaire  : estuaires, lagunes, étangs, lacs, marais, marais salants, baies, vasières, tourbières, prairies humides, mares, forêts humides, ou encore récifs coralliens, lagons et mangroves dans les régions tropicales.

Savez-vous ce qui garantit une eau de qualité et peu onéreuse à notre robinet  ? Oui  ! Les zones humides  ! Elles jouent en effet un rôle de premier plan dans le cycle de l’eau en la stockant en période d’inondation et en la restituant en période de sécheresse.

Le thème de 2021 est donc tout trouvé  : zones humides et eau  ! Thème qui s’inscrit dans la Décennie d’action pour l’eau proclamée par les Nations Unies en 2018 et dont l’un des objectifs de développement durable est de garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et vise à assurer une gestion durable des ressources en eau.

À cette occasion, la LPO vous propose des animations du 30  janvier au 28  février partout en France  ! Au programme  : sorties, expositions, chantiers nature, conférences… Il y en a pour toutes les envies. Consultez toutes les animations sur le portail en ligne dédié


L’association PEGAZH dAngers propose une édition spéciale puisqu’elle est proposée sur la semaine du 1ᵉʳ au 7  février en ligne.

L’occasion pour vous d’assister à :

  • Des conférences sur de nombreux sujets diversifiés,
  • Des vidéos sur les zones humides et leur richesse,
  • Des quizz pour apprendre chaque jour,
  • Des outils pédagogiques pour s’amuser avec les enfants,
  • Des parcours découverte abordant différents thèmes au lac de Maine et à l’étang Saint-Nicolas,
  • Une sortie organisée par la Ligue de Protection des Oiseaux sur les oiseaux d’eau du Lac de Maine, le dimanche 7  février

Une semaine pour découvrir les intérêts des zones humides tout en s’amusant  !

Retrouvez le programme complet ici

Alors n’hésitez pas à participer, seul ou accompagné, entre collègues, amis ou famille  ; il y en aura pour tout le monde  !

Les 30 & 31 janvier : Comptage national des oiseaux des jardins

Vous prenez plaisir à observer les oiseaux de votre jardin et souhaitez vous rendre utile ? La LPO et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) vous invitent à participer au week-end national de comptage des oiseaux des jardins qui aura lieu à la fin du mois !

Merle noir (Turdus merula) – Crédit photo : Fabrice Cahez

Le week-end national de comptage des oiseaux des jardins… c’est quoi ?

L’observatoire des oiseaux des jardins vous invite à partager les observations des oiseaux de votre jardin tout au long de l’année, avec deux temps forts : le dernier week-end de janvier pour les oiseaux hivernants et le dernier week-end de mai pour les oiseaux nicheurs. Vous êtes ainsi des milliers d’observateurs chaque année depuis 2013 à faire avancer la connaissance des oiseaux de nos jardins en partageant vos données.

Les prochaines observations collectées pour le comptage de janvier permettront d’identifier les espèces venues passer l’hiver en France et la vague de froid qui touche actuellement la France promet de belles observations à la mangeoire !

Comment participer ?

Pas besoin d’être un expert, il suffit d’avoir un peu de temps, d’aimer regarder ce qu’il se passe dans son jardin et de savoir compter. Facile !

o Choisissez un jour d’observation, le samedi 30 ou le dimanche 31janvier et un créneau d’une heure, idéalement en fin de matinée ou en début d’après-midi, lorsque les températures sont un peu plus chaudes et les oiseaux plus actifs ;

o Trouvez un lieu d’observation, un jardin ou un balcon, en ville ou à la campagne. Un parc public peut tout à fait servir de lieu d’observation.

o Comptez et notez durant une heure tous les oiseaux qui visitent le jardin. Pour les reconnaître plus facilement, des fiches sont disponibles sur le site de l’Observatoire ainsi qu’une fiche d’aide pour le comptage.

o Transmettez les données sur Faune-Anjou

Comment éviter les doubles comptages ?

Il suffit de compter le nombre maximal simultané d’individus de chaque espèce observés durant le créneau horaire. Par exemple, pour une observation successive de 2 mésanges charbonnières, puis 4, puis 1, ne notez que 4 mésanges charbonnières et non 7 (2 + 4 + 1).

Besoin d’aide ?

L’équipe peut vous aider à identifier les oiseaux observés. Prenez en photo ceux pour lesquels l’identification n’est pas certaine et envoyez-nous le portrait de l’oiseau sur oiseauxdesjardins@lpo.fr

Si vous avez des questions techniques sur le fonctionnement du site ou si vous rencontrez un problème, nous vous invitons dans un premier temps à consulter le guide d’aide disponible <<ici>>.

Nous comptons sur vous pour une mobilisation record !

Vous désirez en faire plus pour les oiseaux  : devenez Refuge LPO

En 2021, la LPO profite du centenaire de la création de son programme Refuges pour valoriser et célébrer le 1er réseau de jardins écologiques de France. Voilà une bonne occasion de le rejoindre en créant votre Refuge LPO ! En vous inscrivant, vous bénéficierez de conseils d’aménagements pour inviter la biodiversité dans votre jardin ou sur votre balcon. Avec plus de 35 000 membres sur plus de 45 000 hectares, ce réseau est au cœur de la trame verte et des corridors écologiques, en constituant un véritable maillage sur notre territoire.

Théophile, 21 ans, animateur à la LPO Anjou, pépite verte engagée depuis ses 8 ans pour la biodiversité !

Les Pépites Vertes, c’est l’émission qui donne la parole aux jeunes engagés professionnellement dans la transition écologique, pour vous aider à trouver votre voie.

Dans ce sixième épisode c’est Théophile Tusseau, 21 ans, qui est passé à la casserole. Après une formation pour devenir ferronnier d’art il a complètement changé de parcours pour revenir à sa passion initiale : la protection de la biodiversité.

Après un service civique, un BPJEPS en apprentissage au CEMEA, Théophile est aujourd’hui animateur nature, chez nous, à la LPO Anjou.

Son parcours plein de questionnement est guidé par une roue motrice constante : l’engagement.

Des questions sur le parcours de Théophile ? N’hésitez pas à le contacter par mail : theophile.tusseau@lpo.fr

Retrouvez d’autres pépites par ICI

Deux refuges supplémentaires dans des écoles dès ce début d’année !

Le 7 janvier, notre présidente, Reine, signait deux conventions « refuges » avec les directrices des deux écoles primaires de Saint-Léger-de-Linières, sous le parrainage et à l’initiative de la Mairie.

Signature réalisée sous le regard attentif de 3 élèves membres du conseil municipal des enfants, qui imaginent déjà d’autres actions écologiques : « Et si on élevait des poules à l’école, pour manger les restes de la cantine  ?… »

Nul doute que les réalisations concrètes qui seront effectuées sur ces deux sites, sous les conseils avisés de notre animatrice Adeline, seront avant tout une occasion de sensibilisation de nombreux enfants – et par ricochet de nombreux parents et amis – à la richesse et à la fragilité de la biodiversité du quotidien, avec des retombées qui franchiront largement les murs des deux écoles  !

Du changement dans l’équipe de la LPO Anjou

Dorénavant salarié à part entière : Théophile Tusseau

Bonjour à tous, eh oui, c’est encore moi ! Si vous recevez le LPO Info depuis 2 ans, vous avez dû suivre mes aventures au sein de la LPO Anjou.
Pour les retardataires, je vous propose un petit récap.
Je suis arrivé en tant que membre LPO dès mes 8 ans, quand mes parents m’ont inscrit au Club des jeunes naturalistes de Chalonnes. Après y avoir passé plusieurs années, je suis devenu animateur bénévole et militant pour l’association.

En 2018, après un apprentissage en ferronnerie d’art, j’ai décidé de me réorienter et d’allier mon futur métier à la passion qui me porte depuis ma plus tendre enfance, la Nature.

Mais que faire ?
En janvier 2019, j’ai commencé un service civique à la LPO Anjou.
Ma mission de médiateur faune sauvage m’a laissé le temps, entre deux SOS, de découvrir un panel d’activités et de professionnels. C’est après avoir pu expérimenter l’éducation à l’environnement, que je me suis naturellement orienté vers l’animation nature.

Après la vague de Martinets noirs et un service civique passionnant, j’ai eu la chance de rentrer en apprentissage, toujours à la LPO Anjou, pour devenir éducateur à l’environnement en suivant une formation d’un an au CEMEA Pays de la Loire.
Durant cette période, j’ai développé un projet de sensibilisation à la nature autour du bâti, à l’intention des habitants et professionnels du bâtiment. C’est grâce à ce projet, qui a bien évidemment été chamboulé pour les raisons que nous connaissons tous, que j’ai pu obtenir mon BPJEPS EEDD à l’automne 2020.

Le 2 novembre 2020, à 8 h 30, j’ai intégré l’équipe, la famille, de la LPO Anjou en signant un CDI en tant qu’animateur nature, et ce en dépit du contexte.
Ne vous inquiétez pas, mon embauche ne devrait pas mettre en péril l’association, au contraire, elle va permettre de développer de nouvelles actions d’éducation à l’environnement, mais aussi de toucher un plus large public  !

À bientôt j’espère, en animation ou dans les locaux de la LPO  ! theophile.tusseau@lpo.fr

Service civique volontaire :
Paloma Barrau, ambassadrice de la biodiversité et assistante de vie associative

Bonjour à tous ! Je m’appelle Paloma, j’ai 21 ans. J’habite au sud d’Angers au milieu des vignes et des forêts. J’observe depuis toujours la faune et la flore en amateur.
Je suis passionnée particulièrement par l’observation ornithologique. J’ai de ce fait opté pour des études liées à l’environnement. Je viens d’obtenir une licence en science et vie de la Terre. Je viens d’adopter récemment un chien prénommé Cheewie, les amateurs de StarWars sauront pourquoi !

Je suis à la LPO depuis novembre comme ambassadrice de la biodiversité et assistante de vie associative. J’ai choisi de faire un service civique dans cette association pour allier ma passion et consolider mes connaissances avant de reprendre mes études à la rentrée prochaine. L’une de mes missions va consister à m’occuper du fonds documentaire, de le recenser et de l’agrémenter. L’autre va me permettre de vous accueillir avec Hélène.
À bientôt !
anjou.vieasso@lpo.fr

La gestion des milieux aquatiques en faveur de la Loutre d’Europe

Le jeudi 10 décembre 2020, la LPO Anjou a organisé une demi-journée d’échanges avec le réseau ASTER (cellule d’animation du suivi technique de l’entretien des rivières et des zones humides) sur la gestion des milieux aquatiques en faveur de la Loutre d’Europe. Tous les techniciens rivières de Maine-et-Loire, les techniciens du conseil départemental 49 (CD 49), les agents de l’Office français pour la biodiversité (OFB) et le personnel de l’agence de l’eau Loire-Bretagne en rapport avec la loutre étaient conviés à cette rencontre.

Au total 7 personnes ont participé à cette demi-journée :

  • Bertrand Degriek du Syndicat mixte des Basses Vallées Angevines et de la Romme ;
  • Antoine Janitor du Syndicat mixte de la Divatte ;
  • Benoît Marchadour de la coordination PDL LPO ;
  • Xavière Grosbois et François Grangeard de l’OFB ;
  • Maxime Rocher EPTB Sèvre Nantaise ;
  • Bruno Vitrai du Syndicat Layon-Aubance-Louet (SLAL).

La Loutre d’Europe a quasiment disparu du département et voire même de France dans les années 1970-1980 à cause de la dégradation de son habitat par artificialisation des berges, arrachage des ripisylves, pollution de l’eau et diminution de la ressource piscicole. Les ouvrages d’art (pont, buse, barrages) sont aujourd’hui une problématique importante à cause des collisions routières qui ont lieu lorsque la loutre passe au-dessus.

L’objectif de cette demi-journée était d’échanger sur ce qu’est un habitat fonctionnel pour la loutre (berge, ripisylve, continuité écologique). Les techniciens rivières et le CD 49 sont régulièrement amenés à faire des travaux sur les cours d’eau pour améliorer la qualité de l’eau et la continuité piscicole. L’objectif était donc de leur apporter des éléments pour préserver la loutre. Nous souhaitions aussi échanger sur leur manière de prendre en compte cette espèce.

14 h-15 h : Accueil des participants et présentation de la structure et des missions de chacun. Nous avons ensuite présenté le travail de la LPO Anjou sur la Loutre d’Europe et décrit l’importance du rôle qu’ils peuvent jouer pour sa préservation. Le point de rendez-vous était à Chanzeaux pour visiter une banquette à petite faune installée par le CD 49 et le SLAL sur l’Hyrôme sous un pont en 2016. Nous avons pu aborder la problématique des ouvrages d’art pour la loutre et leur montrer une première possibilité d’améliorer son passage à ces niveaux.

Banquette à petite faune

15 h-16 h : Dans un second temps nous avons pu leur présenter un second type d’aménagement réalisé par les Autoroutes Sud France (ASF). C’était cette fois-ci un encorbellement installé sous l’A87 au niveau du ruisseau des Lantraies. Le suivi effectué par la LPO Anjou par pièges photo a montré que ces aménagements sont utilisés par de nombreux petits mammifères (martre, renard, etc.).

Encorbellement

16 h-17 h : Visite d’un autre type de passage à faune avec un ponton flottant installé par le GREGE et la DIROuest sous la N249 au niveau de la Petite Morinière. Ce ponton a été installé dans une buse ronde de 50  m de long et de 1  500  mm de diamètre après avoir retrouvé un cadavre de Loutre d’Europe percuté par un véhicule au-dessus. Les deux aménagements visités avant n’étaient pas réalisables dans ce contexte. Il a donc été choisi en 2019 d’installer un ponton flottant à loutre.

Ponton flottant

Nous avons choisi de visiter différents types d’aménagement existant pour montrer la difficulté de bien choisir lequel mettre en place. Tous les contextes sont différents et tous les aménagements ne peuvent pas s’appliquer partout. Il en va de même pour la gestion des berges et de la ripisylve qui peut fortement affecter la loutre dans certains cas. Cette demi-journée d’échanges aura donc permis de montrer à ces acteurs comment ils peuvent agir à leur échelle et de les sensibiliser sur ces différentes problématiques.

Si vous souhaitez plus de détails sur ces deux problématiques vous pouvez aller voir les documents suivants :

Rédaction : Alexandre Martin