Deux refuges supplémentaires dans des écoles dès ce début d’année !

Le 7 janvier, notre présidente, Reine, signait deux conventions « refuges » avec les directrices des deux écoles primaires de Saint-Léger-de-Linières, sous le parrainage et à l’initiative de la Mairie.

Signature réalisée sous le regard attentif de 3 élèves membres du conseil municipal des enfants, qui imaginent déjà d’autres actions écologiques : « Et si on élevait des poules à l’école, pour manger les restes de la cantine  ?… »

Nul doute que les réalisations concrètes qui seront effectuées sur ces deux sites, sous les conseils avisés de notre animatrice Adeline, seront avant tout une occasion de sensibilisation de nombreux enfants – et par ricochet de nombreux parents et amis – à la richesse et à la fragilité de la biodiversité du quotidien, avec des retombées qui franchiront largement les murs des deux écoles  !

Du changement dans l’équipe de la LPO Anjou

Dorénavant salarié à part entière : Théophile Tusseau

Bonjour à tous, eh oui, c’est encore moi ! Si vous recevez le LPO Info depuis 2 ans, vous avez dû suivre mes aventures au sein de la LPO Anjou.
Pour les retardataires, je vous propose un petit récap.
Je suis arrivé en tant que membre LPO dès mes 8 ans, quand mes parents m’ont inscrit au Club des jeunes naturalistes de Chalonnes. Après y avoir passé plusieurs années, je suis devenu animateur bénévole et militant pour l’association.

En 2018, après un apprentissage en ferronnerie d’art, j’ai décidé de me réorienter et d’allier mon futur métier à la passion qui me porte depuis ma plus tendre enfance, la Nature.

Mais que faire ?
En janvier 2019, j’ai commencé un service civique à la LPO Anjou.
Ma mission de médiateur faune sauvage m’a laissé le temps, entre deux SOS, de découvrir un panel d’activités et de professionnels. C’est après avoir pu expérimenter l’éducation à l’environnement, que je me suis naturellement orienté vers l’animation nature.

Après la vague de Martinets noirs et un service civique passionnant, j’ai eu la chance de rentrer en apprentissage, toujours à la LPO Anjou, pour devenir éducateur à l’environnement en suivant une formation d’un an au CEMEA Pays de la Loire.
Durant cette période, j’ai développé un projet de sensibilisation à la nature autour du bâti, à l’intention des habitants et professionnels du bâtiment. C’est grâce à ce projet, qui a bien évidemment été chamboulé pour les raisons que nous connaissons tous, que j’ai pu obtenir mon BPJEPS EEDD à l’automne 2020.

Le 2 novembre 2020, à 8 h 30, j’ai intégré l’équipe, la famille, de la LPO Anjou en signant un CDI en tant qu’animateur nature, et ce en dépit du contexte.
Ne vous inquiétez pas, mon embauche ne devrait pas mettre en péril l’association, au contraire, elle va permettre de développer de nouvelles actions d’éducation à l’environnement, mais aussi de toucher un plus large public  !

À bientôt j’espère, en animation ou dans les locaux de la LPO  ! theophile.tusseau@lpo.fr

Service civique volontaire :
Paloma Barrau, ambassadrice de la biodiversité et assistante de vie associative

Bonjour à tous ! Je m’appelle Paloma, j’ai 21 ans. J’habite au sud d’Angers au milieu des vignes et des forêts. J’observe depuis toujours la faune et la flore en amateur.
Je suis passionnée particulièrement par l’observation ornithologique. J’ai de ce fait opté pour des études liées à l’environnement. Je viens d’obtenir une licence en science et vie de la Terre. Je viens d’adopter récemment un chien prénommé Cheewie, les amateurs de StarWars sauront pourquoi !

Je suis à la LPO depuis novembre comme ambassadrice de la biodiversité et assistante de vie associative. J’ai choisi de faire un service civique dans cette association pour allier ma passion et consolider mes connaissances avant de reprendre mes études à la rentrée prochaine. L’une de mes missions va consister à m’occuper du fonds documentaire, de le recenser et de l’agrémenter. L’autre va me permettre de vous accueillir avec Hélène.
À bientôt !
anjou.vieasso@lpo.fr

Le retour des néonicotinoïdes se précise

L’arrêté ministériel autorisant à nouveau l’emploi de ces insecticides toxiques pour l’environnement vient d’être soumis à la consultation publique.
La LPO appelle à s’opposer à ce dangereux retour en arrière.  

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 Abeille sauvage Halictus scabiosae – Crédit photo : Nicolas Macaire

Adoptée en dépit d’une forte mobilisation citoyenne, la loi no 2020-1578 du 14 décembre 2020 prévoit la possibilité de permettre l’utilisation de semences de betteraves sucrières traitées avec des produits contenant des néonicotinoïdes ou présentant des modes d’action identiques à ceux de ces substances.

Ainsi, jusqu’au 1er juillet 2023, de telles dérogations seront possibles par le biais d’un arrêté conjoint des ministres chargés de l’agriculture et de l’environnement. Le 4 janvier 2021, un projet d’arrêté a donc été soumis à la consultation du public, étape obligatoire avant la signature ministérielle et sa promulgation.

Cet arrêté prévoit ainsi d’autoriser, au titre de la campagne 2021 et pour une durée de 120 jours, l’emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec deux insecticides neurotoxiques de la famille des néonicotinoïdes : l’imidaclopride ou le thiamethoxam.

Après s’être mobilisée dès août 2020 contre le projet de loi, la LPO invite aujourd’hui les Français à participer à cette consultation publique en cliquant ici, consultation ouverte jusqu’au 25 janvier sur le site du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, afin d’exprimer leur opposition à cet arrêté.

Un poison pour le vivant

Utilisés dans le monde à partir de 1991, les néonicotinoïdes ont des effets délétères avérés inacceptables sur la biodiversité, la qualité des sols et de l’eau, la santé humaine. Vingt ans d’études scientifiques l’ont prouvé et ont abouti à la prudente décision de les interdire en France avec la loi biodiversité du 8 août 2016. 

En Europe, 80 % des insectes volants ont disparu en moins de 30 ans. Les pratiques agricoles conventionnelles et intensives sont la première cause de ce déclin spectaculaire. Les insectes pollinisateurs sont pourtant indispensables à la reproduction de 75 % des espèces cultivées et 90 % des plantes sauvages. Ils influencent la qualité nutritionnelle et les rendements de nombreuses productions.

Pour Allain Bougrain-Dubourg : « Ce retour des néonicotinoïdes dans le sol français envoie un signal désastreux qui perpétue un modèle agricole à bout de souffle et conduit nos paysans dans une double impasse écologique et économique. Les solutions alternatives à ces produits dangereux existent et doivent être privilégiées. »

Le programme Club des jeunes naturalistes de la LPO Anjou est disponible !

Tu as entre 8 et 16 ans : tu aimes parcourir la nature et découvrir ses merveilles ?… Alors, viens rejoindre le Club des jeunes naturalistes de la LPO Anjou en 2021.

Pour sa treizième année, le club propose toujours une sortie mensuelle, en général le samedi après-midi avec chaque fois un thème différent, et une sortie sur un week-end. Cette année nous tenterons de scinder le groupe entre les plus jeunes (8-12 ans) et les plus âgés (13-16 ans) afin d’adapter l’animation à notre public. Une année encore très riche en nouveautés est proposée avec des découvertes incroyables allant du minuscule avec les abeilles à l’immensité de l’espace, en passant par les grenouilles, les serpents et les hérissons.

Tu confectionneras des objets à partir de matériaux naturels (vannerie, nichoirs), tu goûteras les trésors de la nature, tu frissonneras en écoutant les chouettes ou en observant les anneaux de Saturne. Tu devras faire appel à ta force pour aider un pêcheur à lever ses filets en Loire ou au contraire à ta délicatesse pour détacher un oiseau des filets et ensuite le baguer avec les scientifiques qui étudient leur migration. Tu feras tourner un vrai moulin à vent. Tu sauras être discret pour observer le castor ou les oiseaux hivernants. Enfin tu apprendras comment on protège et soigne les hérissons. Ce qui est sûr c’est que tu repartiras avec des souvenirs incroyables et des découvertes variées sur les oiseaux, les mammifères, les insectes, les poissons et même les arbres…

Le rendez-vous est fixé à Chalonnes-sur-Loire ou sur Angers, puis les bénévoles assurent les transports sur le site d’observation situé habituellement à proximité ou aux environs d’Angers. Nous accueillons des enfants de tout le département. Le nombre de places est limité à 25 et les sorties se font sur l’année civile (de février à décembre). Les frais sont réduits à l’inscription familiale à la LPO : 42 € en 2021 et 4 € par enfant d’inscription au Club CPN « Connaître et protéger la nature » ensuite une participation est parfois demandée pour certaines sorties (création nichoir, sortie en bateau sur la Loire) .

Les enfants intéressés pour découvrir la nature avec les bénévoles du club sont invités à contacter Valérie Chalumeau, tél. : 06 62 91 43 61 ou courriel : didiervalerie.chalumeau@orange.fr

La gestion des milieux aquatiques en faveur de la Loutre d’Europe

Le jeudi 10 décembre 2020, la LPO Anjou a organisé une demi-journée d’échanges avec le réseau ASTER (cellule d’animation du suivi technique de l’entretien des rivières et des zones humides) sur la gestion des milieux aquatiques en faveur de la Loutre d’Europe. Tous les techniciens rivières de Maine-et-Loire, les techniciens du conseil départemental 49 (CD 49), les agents de l’Office français pour la biodiversité (OFB) et le personnel de l’agence de l’eau Loire-Bretagne en rapport avec la loutre étaient conviés à cette rencontre.

Au total 7 personnes ont participé à cette demi-journée :

  • Bertrand Degriek du Syndicat mixte des Basses Vallées Angevines et de la Romme ;
  • Antoine Janitor du Syndicat mixte de la Divatte ;
  • Benoît Marchadour de la coordination PDL LPO ;
  • Xavière Grosbois et François Grangeard de l’OFB ;
  • Maxime Rocher EPTB Sèvre Nantaise ;
  • Bruno Vitrai du Syndicat Layon-Aubance-Louet (SLAL).

La Loutre d’Europe a quasiment disparu du département et voire même de France dans les années 1970-1980 à cause de la dégradation de son habitat par artificialisation des berges, arrachage des ripisylves, pollution de l’eau et diminution de la ressource piscicole. Les ouvrages d’art (pont, buse, barrages) sont aujourd’hui une problématique importante à cause des collisions routières qui ont lieu lorsque la loutre passe au-dessus.

L’objectif de cette demi-journée était d’échanger sur ce qu’est un habitat fonctionnel pour la loutre (berge, ripisylve, continuité écologique). Les techniciens rivières et le CD 49 sont régulièrement amenés à faire des travaux sur les cours d’eau pour améliorer la qualité de l’eau et la continuité piscicole. L’objectif était donc de leur apporter des éléments pour préserver la loutre. Nous souhaitions aussi échanger sur leur manière de prendre en compte cette espèce.

14 h-15 h : Accueil des participants et présentation de la structure et des missions de chacun. Nous avons ensuite présenté le travail de la LPO Anjou sur la Loutre d’Europe et décrit l’importance du rôle qu’ils peuvent jouer pour sa préservation. Le point de rendez-vous était à Chanzeaux pour visiter une banquette à petite faune installée par le CD 49 et le SLAL sur l’Hyrôme sous un pont en 2016. Nous avons pu aborder la problématique des ouvrages d’art pour la loutre et leur montrer une première possibilité d’améliorer son passage à ces niveaux.

Banquette à petite faune

15 h-16 h : Dans un second temps nous avons pu leur présenter un second type d’aménagement réalisé par les Autoroutes Sud France (ASF). C’était cette fois-ci un encorbellement installé sous l’A87 au niveau du ruisseau des Lantraies. Le suivi effectué par la LPO Anjou par pièges photo a montré que ces aménagements sont utilisés par de nombreux petits mammifères (martre, renard, etc.).

Encorbellement

16 h-17 h : Visite d’un autre type de passage à faune avec un ponton flottant installé par le GREGE et la DIROuest sous la N249 au niveau de la Petite Morinière. Ce ponton a été installé dans une buse ronde de 50  m de long et de 1  500  mm de diamètre après avoir retrouvé un cadavre de Loutre d’Europe percuté par un véhicule au-dessus. Les deux aménagements visités avant n’étaient pas réalisables dans ce contexte. Il a donc été choisi en 2019 d’installer un ponton flottant à loutre.

Ponton flottant

Nous avons choisi de visiter différents types d’aménagement existant pour montrer la difficulté de bien choisir lequel mettre en place. Tous les contextes sont différents et tous les aménagements ne peuvent pas s’appliquer partout. Il en va de même pour la gestion des berges et de la ripisylve qui peut fortement affecter la loutre dans certains cas. Cette demi-journée d’échanges aura donc permis de montrer à ces acteurs comment ils peuvent agir à leur échelle et de les sensibiliser sur ces différentes problématiques.

Si vous souhaitez plus de détails sur ces deux problématiques vous pouvez aller voir les documents suivants :

Rédaction : Alexandre Martin

Lancement du programme des sorties 2021

Retrouvez le nouveau guide des animations et sorties 2021 et partez à la découverte de la nature avec la LPO Anjou !

Plus de 130 rendez-vous toute l’année et dans tout le département pour vous initier à l’ornithologie, vous faire découvrir les sites naturels et la nature de proximité.

En attendant de le recevoir chez vous (si vous êtes adhérent), il est consultable en ligne ici.

Ces animations dépendront bien évidemment des conditions sanitaires en vigueur en 2021.

Installation d’un crapauduc à Rou-Marson

Comme chaque année, les bâches du crapauduc de Rou-Marson ont été installées pour permettre le passage en toute sécurité des amphibiens dans les tunnels situés sous la route. Depuis sa création, ce sont les bénévoles de la LPO Anjou qui l’installent. Malheureusement avec la situation sanitaire, il a été impossible pour eux de se déplacer.

Un crapauduc est un aménagement destiné à relier deux zones entre elles pour que les amphibiens puissent circuler de l’une à l’autre, généralement en passant sous un obstacle (mur, route, autoroute ou voie ferrée). Ce sont des aménagements vitaux et coûteux posés pour tenter d’enrayer le déclin des populations d’amphibiens. Ils permettent à ces derniers d’atteindre leur mare pour se reproduire et déposer leurs œufs lorsque ces dernières se situent de part et d’autre de la voie.

Pour remplacer les bénévoles, nous avons eu le soutien du conseil départemental de Maine-et-Loire, qui nous a envoyé trois agents du service environnement et paysages et cinq agents du centre d’exploitation de Saumur (direction des routes départementales). Neuf personnes étaient donc mobilisées sur cette action, appuyées par deux fourgons d’intervention qui nous ont permis de transporter le matériel et de mettre en place une signalisation pour sécuriser la zone lors du passage de véhicules.

Grâce à leur participation nous avons réussi à installer le crapauduc en quelques heures, le mardi matin 1er décembre. Ils ont pu se rendre compte du travail effectué par les bénévoles, chaque année, pour installer le dispositif, et ce n’est pas de tout repos !

Nous tenons à remercier les agents du conseil départemental pour leur soutien, sans qui le crapauduc n’aurait peut-être pas pu être installé. Nous remercions également les bénévoles qui participent habituellement à l’installation et qui étaient encore très motivés cette année. Nous espérons que l’évolution de la situation sanitaire nous permettra de faire de nouveau appel à eux.

Déploiement de la fibre dans nos campagnes : bocage et agriculteurs sur le fil !

Communiqué – 25 novembre 2020, « À la Sainte-Catherine tout bois prend racine »

L’arrivée de la fibre numérique dans les campagnes de Maine-et-Loire peut s’avérer un atout pour le monde rural et nous souscrivons à ce déploiement. Celui-ci est hélas régulièrement réalisé en dégradant parfois fortement le bocage de nos territoires et fait reposer sur les agriculteurs toute la responsabilité en cas de dommages sur les lignes. Nos structures tirent la sonnette d’alarme et souhaitent que des solutions techniques et des bonnes pratiques soient mises en œuvre.

Entretien des lignes téléphoniques : des années de laisser-aller

Depuis plusieurs décennies, Orange/France Télécom ainsi que l’ensemble des collectivités du territoire, en particulier les communes, ont renoncé à l’application de l’article L51 du code des postes et des communications électroniques qui obligeait les agriculteurs à élaguer les abords du fil téléphonique en cuivre, l’usage voulant que la collectivité entretienne le côté route et l’agriculteur le côté champs. Sauf à penser qu’il y ait eu négligence pendant tout ce temps-là, force est de constater que les acteurs concernés ont favorisé l’implantation de haies sur les exploitations agricoles là où elles touchaient le moins l’activité agricole, à savoir aux abords des routes, Orange prenant même à sa charge les ruptures et dégâts causés par les arbres sur les lignes téléphoniques.

De nouvelles exigences qui manquent de concertation et de bases juridiques

Depuis quelques mois, la situation a brutalement changé. Afin de permettre un déploiement rapide de la fibre optique en Maine-et-Loire (avant 2022), la stratégie choisie consiste à poser les lignes en aérien, sur l’existant c’est-à-dire au-dessus des fils téléphoniques. Le syndicat mixte ouvert Anjou Numérique et la société Anjou Fibre, respectivement commanditaire et titulaire du marché, ont décidé, sans concertation préalable suffisante, et surtout dans la quasi-totalité des cas sans en informer les agriculteurs concernés en amont, que ces derniers avaient la responsabilité de la remise en conformité du réseau bocager, et de son entretien futur, afin d’éviter toute présence de végétaux à distance d’un mètre de la fibre optique. Les bases juridiques ne semblent en outre pas fondées au regard du code rural.

Quelles conséquences pour les agriculteurs ?

L’agriculteur qui voudra conserver ses haies aux gabarits qui leur permettent de jouer leur rôle écologique devra alors faire réaliser des travaux de taille spécifiques et ce, dans la durée, opérations coûteuses à léchelle des exploitations agricoles. Il aura également sur sa tête une épée de Damoclès financière très importante en cas de rupture de la fibre lors de la taille de la haie ou lors d’une chute de branche, sans minimiser la responsabilité morale pour les paysans d’une coupure du réseau internet de tout un secteur le temps du remplacement de la ligne.

Quelles conséquences pour le bocage ?

Nous observons déjà dans de multiples endroits du département, ainsi que dans les départements voisins, des coupes claires d’importants linéaires de haies, où des coupes ramenant les haies « à hauteur de broyeur », qui ne leur permettent plus de jouer leurs rôles écologiques : captation de carbone, réservoir de biodiversité, préservation de la ressource en eau…

Des bonnes pratiques à mettre en œuvre et vite !

Devant cette situation, et avant que nous n’assistions à l’arrachage ou au « ratiboisage » d’importants linéaires de haies bocagères, il est important que le Département par l’intermédiaire d’Anjou Numérique revoie son modèle de déploiement en impliquant Orange :

  • en prenant à leur charge la remise en conformité du réseau avec des techniques d’élagage permettant dans le temps la cohabitation entre la fibre et la haie ;
  • en signant une convention qui alloue lentretien et la taille des haies relatifs à la fibre aux collectivités ou à Anjou Fibre, et en exonérant les agriculteurs de toutes responsabilités en cas de rupture de la fibre ;
  • en enterrant les lignes des fibres optiques si les deux points précédents ne peuvent être respectés. En Vendée, le choix d’enterrer un important linéaire en milieu rural a été acté par les collectivités. Cette vision de long terme est cohérente avec la fin progressive des réseaux cuivre annoncée par Orange.

Il en va du maintien et de la survie de notre réseau bocager, ce patrimoine collectif si primordial au regard des enjeux écologiques majeurs à relever au xxiᵉ siècle.

Biodiversité : Biolait engage pour la première fois les consommateurs dans son action, avec la LPO

En partenariat avec la LPO des Pays de la Loire, première association de protection de la nature, Biolait va plus loin pour la transition sociétale. Engagé depuis 25 ans pour une agriculture respectueuse de la biodiversité, le groupement de producteurs de lait bio embarque, pour la toute première fois, directement les consommateurs dans son action.

L’ambition des deux partenaires : miser sur des rencontres inédites entre des producteurs locaux, des naturalistes et des consommateurs sur les fermes pour déclencher des actions concrètes en faveur d’une alimentation encore plus respectueuse de la nature.

Les 30 premières rencontres auront lieu dans les Pays de la Loire d’ici à la fin de 2021.

À terme, Biolait et la LPO déploieront l’action partout en France.

En Maine-et-Loire, voici les 4 fermes que nous accompagnons dès cet hiver :

  • GAEC du Kozon à Chemillé-en-Anjou
  • P. Sanchez à TerrAnjou
  • GAEC EMJ à Denée

Les prairies représentent en moyenne 80 % des fermes, soit 94 000 ha partout en France ; c’est autant de surface consacrée au développement de la faune et de la flore (haies, oiseaux, insectes…). Lancer la démarche sur ces espaces faisait sens pour les deux partenaires, convaincus que la mise en action passe avant tout par la rencontre et l’émerveillement collectif sur le terrain. Par le partage honnête et sans filtre de connaissances entre ces trois profils, ces temps d’échange visent d’une part à accompagner les éleveurs et éleveuses vers des pratiques encore plus positives pour l’environnement, et d’autre part à éclairer les consommateurs sur leurs choix en magasin.

Biolait collecte du lait 100 % bio et français au sein de 1 400 fermes situées partout en France. Sans OGM, ni pesticides, ni engrais chimiques, les pratiques des éleveurs et éleveuses sont tournées vers la maximisation du pâturage bio depuis la création du groupement en 1994.

La LPO, soutenue par ses 57 000 adhérents en France et 4 000 adhérents dans les Pays de la Loire, met en place des actions concrètes pour protéger la biodiversité et sensibiliser le grand public, les scolaires, les collectivités, les entreprises à ces actions. Grâce à son programme Paysans de nature®, la Coordination régionale LPO Pays de la Loire vise également à la création et au développement d’espaces protégés par le soutien à l’installation paysanne engagée pour la biodiversité.

Retrouvez le communiqué de presse ici

Interdiction de se promener en période de confinement sauf pour les chasseurs

Alors que des millions de Français sont confinés et ne peuvent pas se promener à plus d’un kilomètre de chez eux, à juste titre puisqu’il s’agit de réduire la mise en danger des populations, quelques dizaines de milliers d’entre eux ont pourtant été autorisés à se rendre dans la nature sous prétexte d’absolue nécessité de régulation des espèces susceptibles de causer des dommages. Mais quelle était l’urgence dans la plupart des cas au regard d’une crise sanitaire sans précédent ? La LPO et l’ASPAS saisissent la justice.

V. arrêté préfectoral de Maine-et-Loire

En temps normal déjà, la destruction systématique et massive de certaines espèces est sujette à discussions tant les dégâts sont trop souvent fantaisistes et rarement vérifiés, de même les effets indésirables non mesurés, pas plus que l’efficacité de ces destructions préventives. En pleine période de COVID-19, doublée d’un risque avéré de grippe aviaire puisque l’ensemble du territoire métropolitain vient d’être placé en vigilance risque élevé, ces dérogations témoignent, pour un trop grand nombre d’entre elles, d’un laxisme administratif incompréhensible. Ainsi, l’Administration autorise des regroupements de chasseurs en battue jusqu’à 30, voire 50 personnes, sans limite de durée, de jours, de distance du domicile…

La circulaire ministérielle du 31 octobre encadrant les possibles dérogations avait pourtant bien interdit la chasse dite « de loisir ». C’était sans compter sur le poids du lobby cynégétique qui a su obtenir de véritables passe-droits. D’ailleurs certains chasseurs ne se privent pas de clamer qu’ils ont gagné sur les réseaux sociaux et dans la presse.

Vous voulez nourrir vos appelants ?

Cochez la case 3 qui indique « Consultations, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et l’achat de médicaments » ;

Vous voulez chasser autour de chez vous ?

Cochez la case 6 «  Déplacements brefs dans la limite d’une heure quotidienne et dans le rayon d’un kilomètre du domicile » ;

Vous voulez aller tirer des sangliers, cerfs, daims, un peu partout en France, ou des chamois (comme dans le Haut-Rhin et la Haute-Saône), des mouflons (comme en Lozère ou dans l’Hérault), des renards, blaireaux (comme dans le Territoire de Belfort), des pigeons ramiers (comme dans le Lot-et-Garonne), des corneilles et même des cormorans pourtant protégés (en Charente, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Haute-Vienne) ?


Grand Cormoran Phalacrocorax carbo – Crédit photo : A. Boullah/LPO

Cochez la case 8 « Participation à des missions d’intérêt général ».

Tout aussi inacceptable, des espèces qui n’étaient pas jugées comme susceptibles de causer des dégâts à cette époque de l’année, faute de semis par exemple, le deviennent sous le coup de cette crise sanitaire. C’est le cas du pigeon ramier.

Certes, un trop grand nombre de sangliers peut causer et cause des dégâts agricoles et économiques. Mais pourquoi alors ne pas interdire l’agrainage ou les chasses en enclos ? Les sangliers peuvent être tirés toute l’année. On ne fera croire à personne qu’interrompre la chasse pendant le mois de confinement va conduire à une invasion incontrôlable par les sangliers. Rappelons que les mises bas ont lieu de février à juin et qu’il n’y a pas de naissance de sangliers en automne. Cela signifie, qu’en l’absence de chasse durant le mois de novembre, le nombre de sangliers début décembre sera, au pire, le même que celui début novembre. En cas d’urgence, le préfet dispose toujours de la possibilité d’organiser des chasses administratives sous la direction et le contrôle de la louveterie et des agents de l’OFB. La menace d’une invasion, si la chasse est suspendue pendant le confinement, relève donc du fantasme plus que de la réalité.

Le président de la Fédération nationale des chasseurs, président également de la Fédération départementale des chasseurs du Pas-de-Calais, a même tenté, sans succès il est vrai, d’obtenir le droit de chasser les perdrix, faisans et autres lièvres ! Seraient-ils également nuisibles aux cultures ? Mais alors pourquoi lâcher 15 millions de gibiers d’élevage dans la nature chaque année ?

Les commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage, déjà composées en grande majorité par des chasseurs, ont été réunies du jour au lendemain, sans respect des délais de convocation. Étions-nous donc à 4 jours près ?

Fort de ce constat, la LPO et l’ASPAS ont paré au plus pressé en attaquant les 23 arrêtés qui leur ont paru les plus incongrus : Aisne (02), Ardennes (08), Aube (10), Calvados (14), Charente (16), Corrèze (19), Creuse (23), Eure (27), Indre-et-Loire (37), Loire-Atlantique (44), Lot-et-Garonne (47), Lozère (48), Maine-et-Loire (49), Marne (51), Mayenne (53), Meurthe-et-Moselle (54), Nord (59), Haut-Rhin (68), Haute-Saône (70) Sarthe (72), Seine-Maritime (76), Haute-Vienne (87), Territoire de Belfort (90).