Deux refuges supplémentaires en écoles dès ce début d’année !

Le 7 janvier, notre Présidente, Reine, signait deux conventions « refuges » avec les directrices des deux écoles primaires de Saint-Léger de Linières, sous le parrainage et à l’initiative de la Mairie.

Signature réalisée sous le regard attentif de 3 élèves membres du Conseil Municipal des Enfants, qui imaginent déjà d’autres actions écologiques : « Et si on élevait des poules à l’école, pour manger les restes de la cantine ? »

Nul doute que les réalisations concrètes qui seront effectuées sur ces deux sites, sous les conseils avisés de notre animatrice Adeline, seront avant tout une occasion de sensibilisation de nombreux enfants – et par ricochet de nombreux parents et amis – à la richesse et la fragilité de la biodiversité du quotidien, avec des retombées qui franchiront largement les murs des deux écoles !

Du changement dans l’équipe de la LPO Anjou

Dorénavant salarié à part entière : Théophile Tusseau

Bonjour à tous, eh oui, c’est encore moi ! Si vous recevez le LPO Info depuis 2 ans, vous avez dû suivre mes aventures au sein de la LPO Anjou.
Pour les retardataires, je vous propose un petit récap.
Je suis arrivé en tant que membre LPO dès mes 8 ans, quand mes parents m’ont inscrit au Club des jeunes naturalistes de Chalonnes. Après y avoir passé plusieurs années, j’y suis devenu animateur bénévole et militant pour l’association.

En 2018, après un apprentissage en ferronnerie d’art, j’ai décidé de me réorienter et d’allier mon futur métier à ma passion qui me porte depuis ma plus tendre enfance, la Nature.
Mais que faire ?
En janvier 2019, j’ai commencé un service civique à la LPO Anjou.
Ma mission de médiateur faune sauvage m’a laissé le temps, entre deux SOS, de découvrir un panel d’activités et de professionnels. C’est après avoir pu expérimenter l’éducation à l’environnement, que je me suis naturellement orienté vers l’animation nature.

Après la vague de Martinets noirs et un service civique passionnant, j’ai eu la chance de rentrer en apprentissage, toujours à la LPO Anjou, pour devenir éducateur à l’environnement en suivant une formation d’un an au CEMEA Pays de la Loire.
Durant cette période, j’ai développé un projet de sensibilisation à la nature autour du bâti, à l’intention des habitants et professionnels du bâtiment. C’est grâce à ce projet, qui a bien évidemment été chamboulé pour les raisons que nous connaissons tous, que j’ai pu obtenir mon BPJEPS EEDD à l’automne 2020.

Le 2 novembre 2020, à 8h30, j’ai intégré l’équipe, la famille, de la LPO Anjou en signant un CDI en tant qu’animateur nature, et ce malgré le contexte.
Ne vous inquiétiez pas, mon embauche ne devrait pas mettre en péril l’association, au contraire, elle va permettre de développer de nouvelles actions d’éducation à l’environnement, mais aussi de toucher un plus large public !

A bientôt j’espère, en animation ou dans les locaux de la LPO ! theophile.tusseau@lpo.fr

Service civique volontaire :
Paloma Barrau, ambassadrice de la biodiversité et assistante de vie associative

Bonjour à tous ! Je m’appelle Paloma, j’ai 21 ans. J’habite au sud d’Angers au milieu des vignes et des forêts. J’observe depuis toujours la faune et la flore en amateur.
Je suis passionnée particulièrement par l’observation ornithologique. J’ai de ce fait opté pour des études liées à l’environnement. Je viens d’obtenir une licence en science et vie de la Terre. Je viens d’adopter récemment un chien prénommé Cheewie, les amateurs de StarWars sauront pourquoi !

Je suis à la LPO depuis novembre comme ambassadrice de la biodiversité et assistante de vie associative. J’ai choisi de faire un service civique dans cette association pour allier ma passion et consolider mes connaissances avant de reprendre mes études à la rentrée prochaine. L’une de mes missions va consister à m’occuper du fond documentaire, de le recenser et de l’agrémenter. L’autre va me permettre de vous accueillir avec Hélène.
A bientôt ! anjou.vieasso@lpo.fr

Le retour des néonicotinoïdes se précise

L’arrêté ministériel autorisant à nouveau l’emploi de ces insecticides toxiques pour l’environnement vient d’être soumis à la consultation publique.
La LPO appelle à s’opposer à ce dangereux retour en arrière.  

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 Abeille sauvage Halictus scabiosae – Crédit photo : Nicolas Macaire

Adoptée en dépit d’une forte mobilisation citoyenne, la loi no 2020-1578 du 14 décembre 2020 prévoit la possibilité de permettre l’utilisation de semences de betteraves sucrières traitées avec des produits contenant des néonicotinoïdes ou présentant des modes d’action identiques à ceux de ces substances.

Ainsi, jusqu’au 1er juillet 2023, de telles dérogations seront possibles par le biais d’un arrêté conjoint des ministres chargés de l’agriculture et de l’environnement. Le 4 janvier 2021, un projet d’arrêté a donc été soumis à la consultation du public, étape obligatoire avant la signature ministérielle et sa promulgation.

Cet arrêté prévoit ainsi d’autoriser, au titre de la campagne 2021 et pour une durée de 120 jours, l’emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec deux insecticides neurotoxiques de la famille des néonicotinoïdes : l’imidaclopride ou le thiamethoxam.

Après s’être mobilisée dès août 2020 contre le projet de loi, la LPO invite aujourd’hui les Français à participer à cette consultation publique en cliquant ici, consultation ouverte jusqu’au 25 janvier sur le site du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, afin d’exprimer leur opposition à cet arrêté.

Un poison pour le vivant

Utilisés dans le monde à partir de 1991, les néonicotinoïdes ont des effets délétères avérés inacceptables sur la biodiversité, la qualité des sols et de l’eau, la santé humaine. Vingt ans d’études scientifiques l’ont prouvé et ont abouti à la prudente décision de les interdire en France avec la loi biodiversité du 8 août 2016. 

En Europe, 80 % des insectes volants ont disparu en moins de 30 ans. Les pratiques agricoles conventionnelles et intensives sont la première cause de ce déclin spectaculaire. Les insectes pollinisateurs sont pourtant indispensables à la reproduction de 75 % des espèces cultivées et 90 % des plantes sauvages. Ils influencent la qualité nutritionnelle et les rendements de nombreuses productions.

Pour Allain Bougrain-Dubourg : « Ce retour des néonicotinoïdes dans le sol français envoie un signal désastreux qui perpétue un modèle agricole à bout de souffle et conduit nos paysans dans une double impasse écologique et économique. Les solutions alternatives à ces produits dangereux existent et doivent être privilégiées. »

Le programme Club des jeunes naturalistes de la LPO Anjou est disponible !

Tu as entre 8 et 16 ans : tu aimes parcourir la nature et découvrir ses merveilles ?… Alors, viens rejoindre le Club des jeunes naturalistes de la LPO Anjou en 2021.

Pour sa treizième année, le club propose toujours une sortie mensuelle, en général le samedi après-midi avec chaque fois un thème différent, et une sortie sur un week-end. Cette année nous tenterons de scinder le groupe entre les plus jeunes (8-12 ans) et les plus âgés (13-16 ans) afin d’adapter l’animation à notre public. Une année encore très riche en nouveautés est proposée avec des découvertes incroyables allant du minuscule avec les abeilles à l’immensité de l’espace, en passant par les grenouilles, les serpents et les hérissons.

Tu confectionneras des objets à partir de matériaux naturels (vannerie, nichoirs), tu goûteras les trésors de la nature, tu frissonneras en écoutant les chouettes ou en observant les anneaux de Saturne. Tu devras faire appel à ta force pour aider un pêcheur à lever ses filets en Loire ou au contraire à ta délicatesse pour détacher un oiseau des filets et ensuite le baguer avec les scientifiques qui étudient leur migration. Tu feras tourner un vrai moulin à vent. Tu sauras être discret pour observer le castor ou les oiseaux hivernants. Enfin tu apprendras comment on protège et soigne les hérissons. Ce qui est sûr c’est que tu repartiras avec des souvenirs incroyables et des découvertes variées sur les oiseaux, les mammifères, les insectes, les poissons et même les arbres…

Le rendez-vous est fixé à Chalonnes-sur-Loire ou sur Angers, puis les bénévoles assurent les transports sur le site d’observation situé habituellement à proximité ou aux environs d’Angers. Nous accueillons des enfants de tout le département. Le nombre de places est limité à 25 et les sorties se font sur l’année civile (de février à décembre). Les frais sont réduits à l’inscription familiale à la LPO : 42 € en 2021 et 4 € par enfant d’inscription au Club CPN « Connaître et protéger la nature » ensuite une participation est parfois demandée pour certaines sorties (création nichoir, sortie en bateau sur la Loire) .

Les enfants intéressés pour découvrir la nature avec les bénévoles du club sont invités à contacter Valérie Chalumeau, tél. : 06 62 91 43 61 ou courriel : didiervalerie.chalumeau@orange.fr

La gestion des milieux aquatiques en faveur de la Loutre d’Europe

Le jeudi 10 décembre 2020, la LPO Anjou a organisé une demi-journée d’échanges avec le réseau ASTER (cellule d’animation du suivi technique de l’entretien des rivières et des zones humides) sur la gestion des milieux aquatiques en faveur de la Loutre d’Europe. Tous les techniciens rivières de Maine-et-Loire, les techniciens du conseil départemental 49 (CD 49), les agents de l’Office français pour la biodiversité (OFB) et le personnel de l’agence de l’eau Loire-Bretagne en rapport avec la loutre étaient conviés à cette rencontre.

Au total 7 personnes ont participé à cette demi-journée :

  • Bertrand Degriek du Syndicat mixte des Basses Vallées Angevines et de la Romme ;
  • Antoine Janitor du Syndicat mixte de la Divatte ;
  • Benoît Marchadour de la coordination PDL LPO ;
  • Xavière Grosbois et François Grangeard de l’OFB ;
  • Maxime Rocher EPTB Sèvre Nantaise ;
  • Bruno Vitrai du Syndicat Layon-Aubance-Louet (SLAL).

La Loutre d’Europe a quasiment disparu du département et voire même de France dans les années 1970-1980 à cause de la dégradation de son habitat par artificialisation des berges, arrachage des ripisylves, pollution de l’eau et diminution de la ressource piscicole. Les ouvrages d’art (pont, buse, barrages) sont aujourd’hui une problématique importante à cause des collisions routières qui ont lieu lorsque la loutre passe au-dessus.

L’objectif de cette demi-journée était d’échanger sur ce qu’est un habitat fonctionnel pour la loutre (berge, ripisylve, continuité écologique). Les techniciens rivières et le CD 49 sont régulièrement amenés à faire des travaux sur les cours d’eau pour améliorer la qualité de l’eau et la continuité piscicole. L’objectif était donc de leur apporter des éléments pour préserver la loutre. Nous souhaitions aussi échanger sur leur manière de prendre en compte cette espèce.

14 h-15 h : Accueil des participants et présentation de la structure et des missions de chacun. Nous avons ensuite présenté le travail de la LPO Anjou sur la Loutre d’Europe et décrit l’importance du rôle qu’ils peuvent jouer pour sa préservation. Le point de rendez-vous était à Chanzeaux pour visiter une banquette à petite faune installée par le CD 49 et le SLAL sur l’Hyrôme sous un pont en 2016. Nous avons pu aborder la problématique des ouvrages d’art pour la loutre et leur montrer une première possibilité d’améliorer son passage à ces niveaux.

Banquette à petite faune

15 h-16 h : Dans un second temps nous avons pu leur présenter un second type d’aménagement réalisé par les Autoroutes Sud France (ASF). C’était cette fois-ci un encorbellement installé sous l’A87 au niveau du ruisseau des Lantraies. Le suivi effectué par la LPO Anjou par pièges photo a montré que ces aménagements sont utilisés par de nombreux petits mammifères (martre, renard, etc.).

Encorbellement

16 h-17 h : Visite d’un autre type de passage à faune avec un ponton flottant installé par le GREGE et la DIROuest sous la N249 au niveau de la Petite Morinière. Ce ponton a été installé dans une buse ronde de 50  m de long et de 1  500  mm de diamètre après avoir retrouvé un cadavre de Loutre d’Europe percuté par un véhicule au-dessus. Les deux aménagements visités avant n’étaient pas réalisables dans ce contexte. Il a donc été choisi en 2019 d’installer un ponton flottant à loutre.

Ponton flottant

Nous avons choisi de visiter différents types d’aménagement existant pour montrer la difficulté de bien choisir lequel mettre en place. Tous les contextes sont différents et tous les aménagements ne peuvent pas s’appliquer partout. Il en va de même pour la gestion des berges et de la ripisylve qui peut fortement affecter la loutre dans certains cas. Cette demi-journée d’échanges aura donc permis de montrer à ces acteurs comment ils peuvent agir à leur échelle et de les sensibiliser sur ces différentes problématiques.

Si vous souhaitez plus de détails sur ces deux problématiques vous pouvez aller voir les documents suivants :

Rédaction : Alexandre Martin