Pour la huitième année consécutive, la LPO Anjou propose aux jeunes du département de profiter de quelques jours de leurs vacances pour découvrir et préserver le patrimoine naturel et historique de la vallée du Layon.

Du 17 au 25 août (hors week-end), l’association propose 7 jours de chantier découverte (sans hébergement) à des jeunes de 12 à 17 ans. Epaulé, le matin, par le conservateur de la Réserve, les participants auront pour mission de réaliser des nichoirs, un abreuvoir en pierres maçonnées, un sentier botanique ou d’entretenir les espaces.

L’après-midi, ils pourront, accompagné d’un animateur nature, découvrir le patrimoine naturel et historique de l’Anjou en participant à un rallye nature au coeur de la Réserve, en naviguant en canoë sur le Louet ou en partant à la découverte des oiseaux de Loire.

Ce stage gratuit se déroule sur la réserve naturelle régionale des Coteaux de Pont-Barré à Beaulieu-sur-Layon. Il s’adresse à des jeunes soucieux de l’environnement et qui ont envie de s’impliquer dans sa protection. Aucune compétence n’est requise, à part être toujours de bonne humeur et surtout aimer la vie en groupe !

Construction d’un muret et sortie canoë lors des précédentes éditions

Il permettra de mettre en place des aménagements au profit de la faune sauvage et aux jeunes de se rencontrer autour d’une action concrète. De 8h30 à 17h30, il faut prévoir le pique-nique pour le déjeuner, une tenue qui ne craint pas les travaux d’extérieurs et une bonne casquette (les coteaux sont orientés plein sud). Nous fournissons tout le matériel de chantier, le goûter et l’eau.

À 25 km au sud d’Angers, la Réserve Naturelle Régionale des coteaux du Pont-Barré surplombe la vallée du Layon et ses vignobles. Le relief particulier, fait de pentes entrecoupées de nombreux petits plateaux et d’escarpements rocheux, et la complexité géologique (mélange de roches acides et basiques) participent au maintien d’une mosaïque d’habitats naturels, auquel contribuent des conditions climatiques tout aussi remarquables. L’exposition très ensoleillée, la très faible pluviométrie alliée à l’orientation de la vallée et son lien avec la Loire expliquent la présence de nombreuses espèces végétales et animales d’affinité méridionale.

Loire en crue : impact dramatique sur la reproduction des Sternes

Louis-Marie Préau – Sternes naines

La semaine dernière, la Loire avait entamé une dangereuse montée de son niveau d’eau qui a mis fin à tout espoir de voir une bonne reproduction des sternes, espèces d’oiseaux déjà fragilisées, nichant sur les bancs de sables en bord de Loire.

Les effectifs de cette année étaient pourtant prometteurs. Avant le 17 juin, on recensait 256 couples de Sternes pierregarin et 152 couples de Sternes naines, répartis sur environ 14 grèves des Ponts-de-Cé à Montsoreau.

Le 18 juin, après une forte crue en amont et notamment sur l’Allier, la Loire a augmenté de plus d’1m50 balayant tout sur son passage. Les effectifs de Sternes pierregarin ont ainsi chuté de 43% pour atteindre 146 couples et 8 poussins observés. Ceux des Sternes naines ont chuté de 80% pour atteindre 32 couples répartis sur 3 grèves restantes. 2 poussins de Petit gravelots avaient également été aperçus.

La Loire a atteint son pic le 19 juin 2020. Elle est redescendue ces derniers jours. Mais le bilan nous laisse un goût amer. En effet, il ne restait malheureusement plus que 6 couples de Sternes pierregarin au total et un seul de Sternes naines le 19 juin. Seulement 3 poussins ont été observés.

L’espoir de voir apparaître une seconde nichée en fin d’été est très faible. En effet, les Sternes repartent habituellement en Afrique à la mi-août et il faut compter une quarantaine de jours pour qu’elles puissent mener à bien leur nichée.

Alerte fortes chaleurs

Martinet noir juvénile – Théophile Tusseau ©

Avec le retour des beaux jours, les fortes chaleurs arrivent aussi !🌡️

De ce fait nous vous invitons à laisser de l’eau un peu partout dans vos jardins (pas trop profond et/ou avec une pierre ou rebord dedans) afin que nos amis à plumes et à poils puissent s’hydrater.

Mais hélas ça n’aidera pas tout le monde !

Les Hirondelles et Martinet noir nichant sous les toitures sont certainement les plus exposés. Avec les fortes chaleurs, les nids souvent installés sous les ardoises de nos toits, se transforment vite en fournaise ! Recherchant un peu d’air « frais », les jeunes oiseaux se rapprochent du bord et tombent !

En cas de découverte, ramassez-le tout de suite, installez-le dans une petite boîte à chaussures avec du papier essuie-tout, dans une pièce au calme et au frais, pas d’eau pas de nourriture, hydratez-le en faisant goutter de l’eau sur la pointe du bec (jamais directement dedans avec seringue ou cuillère !)

La LPO Anjou n’est pas un centre de soin et ne peut pas prendre en charge la faune sauvage en détresse. Nous vous invitons à prendre directement contact avec un des centres de sauvegarde de la région.

  • Centre Vétérinaire de la Faune Sauvage-Oniris
    Route du Gachet – 44 307 Nantes
    02 40 68 77 76
  • Centre de Sauvegarde Valentine et Jacques Perrin
    Route de Ménil Saint-Fort – 53 200 Château-Gontier
    02 43 07 24 38
  • Pour tous conseils ou infos supplémentaires, vous pouvez contacter la LPO Anjou au 02 41 44 44 22 (exclusivement pour le Maine et Loire)

Camp de baguage 2020 des BVA


© LPO Anjou

Le mois d’août approche à grand pas et le camp de baguage des Basses Vallées Angevines (roselière de Noyant à Soulaire-et-Bourg) va bientôt reprendre du service ! Cette année, nous serons encore présent pour assurer un suivi quotidien de la migration durant la totalité du mois d’août.

Ainsi, le camp sera « ouvert » du samedi 1er jusqu’au lundi 31 août inclus.
Encore une fois, nous aurons besoin de votre aide, car un tel suivi quotidien ne pourrait être réalisé sans votre participation.
Ces captures s’inscrivent dans le cadre de programmes de recherche coordonnés par le Muséum National d’Histoire Naturelle (CRBPO).
Toutes les personnes intéressées sont les bienvenues ! Néanmoins, pour des raisons d’organisation, le nombre de personne est limité à 6 par matinée. Il faut donc vous inscrire à l’avance.

Pour ceux qui le peuvent, nous vous conseillons de venir plusieurs matinées à la suite (temps nécessaire pour commencer à se familiariser avec le démaillage des oiseaux, l’identification, etc).
Vous pouvez d’ores et déjà nous contacter pour « réserver » vos dates de venue.

Peut-être à bientôt sur le camp !

Les bagueurs du 49 (Sylvain Courant, Samuel Havet, Gilles Mourgaud, Patrick Mulot & Emmanuel Séchet)

Contact
02 41 44 44 22
07.81.54.38.25
samuel.havet@lpo.fr

Un décret gouvernemental cherche à contourner la Directive Oiseaux.

Alors que la France fait l’objet d’une procédure judiciaire pour non respect de la Directive européenne de protection des oiseaux, ce décret introduit de sournoises subtilités juridiques afin de pouvoir y déroger en faveur des chasseurs. 

Voici la réalité de l’hypocrisie au plus haut niveau de l’Etat, en matière de protection de la biodiversité, dès lors qu’il s’agit de favoriser les abus de la chasse en France. 

Extrait du Décret n° 2020-612 du 19 mai 2020 du Ministère de la transition écologique et solidaire précisant les modalités de mise en œuvre des dérogations prévues aux articles L. 424-2 et L. 424-4 du code de l’environnement pour la chasse de certains oiseaux de passage :

Art. 2. – Après l’article R. 424-15 du code de l’environnement, il est inséré un article R. 424-15-1 ainsi rédigé: « Art. R. 424-15-1. – Pour l’application des dispositions du troisième alinéa des articles L. 424-2 et L. 424-4, l’utilisation de modes et moyens de chasse consacrés par les usages traditionnels est autorisée dès lors qu’elle correspond à une exploitation judicieuse de certains oiseaux.»

Voici la réalité de l’hypocrisie au plus haut niveau de l’Etat, en matière de protection de la biodiversité, dès lors qu’il s’agit de favoriser les abus de la chasse en France.

Extrait du Décret n° 2020-612 du 19 mai 2020 du Ministère de la transition écologique et solidaire précisant les modalités de mise en œuvre des dérogations prévues aux articles L. 424-2 et L. 424-4 du code de l’environnement pour la chasse de certains oiseaux de passage :

Art. 2. – Après l’article R. 424-15 du code de l’environnement, il est inséré un article R. 424-15-1 ainsi rédigé: « Art. R. 424-15-1. – Pour l’application des dispositions du troisième alinéa des articles L. 424-2 et L. 424-4, l’utilisation de modes et moyens de chasse consacrés par les usages traditionnels est autorisée dès lors qu’elle correspond à une exploitation judicieuse de certains oiseaux.»

Vous n’y comprenez rien ou pas grand chose ?

Rassurez-vous c’est normal ! C’était l’objectif de celui qui « tenait la plume » pour le Ministère en principe en charge de l’écologie, à savoir le Président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) Willy Schraen ; il s’en était d’ailleurs vanté sur Facebook : « La rédaction proposée répond à la demande de la FNC (…) Ce décret va permettre de mieux fonder les décisions que le ministre sera amené à prendre pour la prolongation dérogatoire de la chasse des oies et les quotas des chasses traditionnelles. »

Sous son apparence anodine et technocratique, ce décret publié au Journal Officiel le 23 mai est en fait une énième tentative des lobbies cynégétiques de faire prolonger la chasse aux oies migratrices en février, annulée à treize reprises par le Conseil d’Etat suite à des recours de la LPO, et de pérenniser les chasses traditionnelles, dont le piégeage à la glu, qualifiées dans ce texte d’« exploitation judicieuse de certains oiseaux ».

Déni de démocratie

La consultation publique obligatoire préalable au décret, à laquelle la LPO avait appelé ses sympathisants à participer en novembre dernier, a recueilli 13752 avis recevables dont 57% étaient défavorables au projet, pourtant maintenu en l’état. Ce nouveau déni de démocratie participative fait écho au rapport rendu en décembre dernier par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) qui relevait les dysfonctionnements de ces consultations, notamment l’absence de prise en compte de leur résultat.

Courlis cendré – Jessica Lafon

Alors que, suite à une plainte de la LPO, la France a fait l’objet de l’ouverture d’une infraction de la part de la Commission européenne pour avoir contrevenu à la Directive Oiseaux en autorisant la chasse aux oiseaux migrateurs en février et pour être le dernier pays à autoriser le piégeage des oiseaux avec de la glu, voici donc la réponse du gouvernement. Ce dernier fait en outre prendre des risques inconsidérés de recours devant la Cour de Justice de l’Union Européenne, avec des pénalités potentielles de plusieurs millions d’euros pour satisfaire à nouveau les lobbies de la chasse. Ce mépris à l’égard de la biodiversité et du droit environnemental se dessine à la veille d’accueillir, en janvier 2021 à Marseille, le Congrès mondial de l’Union international de conservation de la nature.

Il va devenir de plus en plus difficile pour la France, dernier pays européen à chasser un oiseau en danger comme le Courlis cendré et à piéger les oiseaux avec de la colle, de donner des leçons de préservation de la nature au reste du monde.

Grive piégée – LPO France

Reprise des animations et sorties à partir du 12 juin 2020 :



Les animaux, les plantes, les arbres, l’air frais et les cours d’eau ont un effet d’apaisement sur notre cerveau et notre corps tout entier. En forêt, près d’une source, au bord d’un lac, qui ne s’est jamais laissé pénétrer par la beauté d’un paysage, d’une fleur, d’un arbre, d’un animal, d’une rivière, etc. 

La LPO Anjou, vous propose de rouvrir grands vos yeux à ses innombrables beautés à partir le 12 juin prochain. En effet, toutes nos sorties nature et animations 2020 vont enfin pouvoir reprendre avec une équipe salariée plus motivée que jamais !


Après deux mois « enfermés », nous avons tous besoin de contact avec la nature. Nous nous sommes donc mobilisés, pour permettre à chacune et chacun de retrouver le dehors de manière la plus sûre possible alors même que la crise sanitaire n’a pas disparue.

Les sorties et animations se feront donc exclusivement sur inscription avec des groupes limités à 10 personnes dans le strict respect des prescriptions émises par les autorités sanitaires.

Chaque participant devra être muni d’un masque, d’un flacon de gel hydro alcoolique et de ses propres jumelles.

Le lavage des mains semble être essentiel, c’est pourquoi, il sera demandé à chaque participant, à minima, au début et à la fin de l’activité de se désinfecter les mains avec leur propre solution de gel hydro alcoolique.

Les échanges manuels de matériel, jumelles, lunettes, guides ornithologiques, etc. doivent être évités ou accompagnés de modalités de désinfection après chaque utilisation.

Les autorités sanitaires recommandent également le port du masque « grand public ». Il sera obligatoire dans toutes les situations où les règles de distanciation risquent de ne pas être respectées.

La stabilité des groupes contribue également à limiter la dispersion du Covid-19. Il sera donc demandé aux participants de limiter leurs déplacements au sein du groupe au strict nécessaire.