Suivi du Pouillot de Bonelli en 2006-2007

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La Commission de suivi avifaune de la LPO Anjou propose aux observateurs de consacrer, durant deux années, un peu de leur temps de prospection à cette espèce en fort déclin. Il ne s’agit pas d’une enquête un tant soit peu lourde mais d’une incitation à privilégier une ou deux demi-journées de terrain pour mieux cerner les effectifs encore présents en Maine-et-Loire dans quelques sites pouvant servir de référence à plus long terme.

Statut en Maine-et-Loire

L’excellente mise au point d’Alain Gentric sur la nidification des Pouillots fitis, siffleurs et de Bonelli dans notre département (voir Crex, 1997, 2 : 25–35) permet de se faire une idée précise de la répartition et des effectifs du Pouillot de Bonelli, espèce à affinités méridionales et relativement proche, en Anjou, de sa limite nord-ouest en France.

Jusque dans les années 1970 ce pouillot est considéré comme un nicheur répandu sur tout le département de Maine-et-Loire. Au cours de la décennie suivante des signes de déclin marqué apparaissent et seuls certains boisements situés au sud de la Loire ont encore des populations étoffées. Pour A. Gentric l’espèce est passée « … en quelques années du statut de nicheur abondant localement à celui de nicheur aux effectifs faibles (moins de 500 couples ?) ».

Par la suite l’enquête Liste rouge, menée entre 1996 et 2001, confirme ce déclin et révèle une très forte raréfaction dans tout le nord du département : 6 sites du Segréen et du Baugeois, irrégulièrement occupés, accueillant moins de 10 chanteurs. Au sud de la Loire l’espèce semble connaître une érosion moins forte avec une douzaine de stations hébergeant 30 à 40 chanteurs.

Au niveau national le Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC) par point d’écoute indique que le Pouillot de Bonelli a connu une variation de – 51 % entre 1989 et 2001 suivie d’une relative stabilité (Ornithos, 2004, 11 (3) : 110-112).

Protocole de suivi

Il ne concerne que des stations au sud de la Loire et s’adresse plus particulièrement aux observateurs du groupe de Saumur et de Mauges-Nature. Le principe est de dénombrer les oiseaux présents sur un échantillon significatif d’habitats a priori favorables, compte tenu des connaissances des observateurs locaux.

Pour cela il est recommandé de parcourir, le matin sur une durée de l’ordre de 1 h 30 à 3 h, un ou plusieurs itinéraires en fonction de la taille du massif visité. L’itinéraire emprunte des allées ou layons en respectant une distance d’au moins 250 m entre 2 trajets parallèles afin d’éviter des contacts multiples avec un même oiseau. Les contacts obtenus seront cartographiés sur un agrandissement  de carte au 1:25 000 ainsi que les contacts avec d’autres espèces remarquables (voir ci-dessous). La période conseillée s’étale du 10 mai au 15 juin.

À l’issue de discussions préliminaires les sites devant faire l’objet d’un suivi en 2006 sont les suivants : massif de Nuaillé-Chanteloup, forêt de Brignon,  bois de l’hippodrome de Verrie, bois des Fourneux/Champigny et bois proches de l’étang de Joreau/Gennes.

Le point sera fait en juin avec les observateurs et un résumé des résultats publié dans un prochain LPO Infos Anjou. En fonction des résultats recueillis cette année et la suivante on peut espérer obtenir un indice d’abondance du Pouillot de Bonelli et, à l’avenir, suivre les variations de cet indice en  répétant l’opération à intervalle régulier. Ce suivi devrait aussi permettre de contacter d’autres espèces forestières en mauvaise posture : Torcol fourmilier, Rougequeue à front blanc, Pouillots fitis et siffleur, Mésange noire…

Ne pas hésiter à me contacter jean.claude.beaudoinCHEZwanadoo.fr pour toute précision. Bonnes prospections aux participants.

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Jean-Claude Beaudoin

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