13 juillet 2006
Les associations de protection de la nature ont perdu !
L’ouverture de la chasse des oiseaux d’eau au 1er samedi d’août (5 août 2006) sur le DPM de la Manche, de l’Atlantique et de la mer du Nord, sur la partie de l’estuaire de la Gironde relevant du DPF ainsi que sur certains étangs de Gironde et des Landes est validée par le Conseil d’État.
Dans son arrêt du 13 juillet 2006, les juges du Conseil d’État ont estimé qu’une ouverture anticipée pour les canards, rallidés, limicoles et oies au 1er samedi d’août sur ces territoires (DPM sauf Méditerranée, estuaire Gironde en DPF et certains étangs de Gironde et des Landes) ne méconnaissait pas l’objectif de protection complète fixée par la Directive Oiseaux.
Cette ouverture anticipée existait déjà pour les oies et limicoles, pas ou peu de nicheurs sur le DPM, mais jusqu’à présent, les associations de protection de la nature avaient pu démontrer, que, s’agissant des canards et rallidés, nicheurs plus tardifs, une ouverture sur le DPM affecterait leur cycle de reproduction.
À l’appui d’une nouvelle étude cynégétique (rapport ONCFS de février 2005 sur la fréquentation du DPM par les oiseaux d’eau en juillet et août 2004), soumise à l’Observatoire et fort du retrait par la Commission européenne de sa plainte à l’encontre de la France, le MEDD a convaincu le Conseil d’État d’une ouverture possible de la chasse dès le début du mois d’août de tous les gibiers d’eau sur le DPM et partie du DPF de l’estuaire Gironde ainsi que certains étangs de Gironde et des Landes.
La menace est grande désormais de voir cette ouverture début août s’étendre aux zones humides intérieures, au moins pour les limicoles et les oies, ce qui entraînerait concrètement une pratique de la chasse sur toutes les zones humides (zone chasse maritime, marais, fleuves, étangs, lacs…) dès le début du mois d’août avec pour corollaire, un braconnage incontrôlable des autres espèces de gibier d’eau (canards, rallidés) et leur dérangement en phase de reproduction et de dépendance.
9 février 2006
Date de chasse aux oiseaux migrateurs : l’occasion manquée
L’apaisement dans le dossier des dates de chasse, patiemment ébauché ces deux dernières saisons, aura fait long feu. Après l’ouverture 2005, où les associations ont dû reprendre le chemin du Conseil d’État, la fermeture 2006 ne se déroule pas sous les meilleurs auspices. Sous la pression des instances cynégétiques et de leur relais parlementaires la ministre a pris le 31 janvier 2006 un arrêté repoussant la fermeture des turdidés (grives et merles) au 20 février dans dix-sept départements de l’arc méditerranéen. Elle s’appuie pour cela sur un rapport (particulièrement inconsistant) de l’IMPCF, organisme cynégétique privé regroupant 13 fédérations départementales de chasse du pourtour méditerranéen, et sur la caution de l’Observatoire national de la faune sauvage, instance dont nous continuons à dénoncer la partialité et que la ministre s’était pourtant engagée à réformer dès son arrivée au MEDD !
FNE, la LPO et la ligue ROC ont entamé des recours en justice contre cet arrêté et le Conseil d’État a cassé l’arrêté de la ministre. L’arrêté de fermeture 2005 reste en vigueur : bécasse et tourterelles ferment le 20 février, pigeons, grives et merles le 10 février, les autres espèces le 31 janvier.
fin décembre 2005
Appelants pour la chasse au gibier d’eau
Le Conseil d’État a rendu en décembre 2005 deux décisions en matière d’appelants pour la chasse au gibier d’eau.
Le 23 décembre, il a rejeté la requête en référé de la Fédération nationale de la chasse et de la Fédération départementale de Charente-Maritime dirigée contre l’arrêté ministériel interdisant l’usage des appelants vivants jusqu’à la fin de la saison de chasse. L’emploi des canards appelants est donc resté prohibé jusqu’au 31 janvier… sur le papier seulement, car dans la plupart des départements concernés (sur le littoral Manche-Atlantique), les préfets ont accordé verbalement des tolérances pour le transport et l’utilisation des appelants.
Le 28 décembre, sur requête de la Fédération départementale des chasseurs de Maine-et-Loire, il a annulé la disposition de l’arrêté ministériel « appelants » qui rend obligatoire l’éjointage des canards appelants. L’éjointage se pratique sur les jeunes canetons : cette opération consiste à amputer l’oiseau d’une partie de l’aile en la sectionnant au niveau du métacarpe, de manière à rendre définitivement impossible l’envol de l’oiseau. Le Conseil d’État s’est appuyé sur l’article 8 de la directive Oiseaux qui interdit le recours à des appelants aveuglés ou mutilés. Seule la taille des rémiges chez les appelants (opération qui empêche l’envol de manière temporaire et doit être renouvelée après chaque mue) est jugée compatible avec la directive Oiseaux. Le MEDD modifiera plus tard l’arrêté « appelants » pour se conformer à la décision du Conseil d’État.
3 août 2005
Le Conseil d’État s’est prononcé le 3 août 2005 et annule en partie l’arrêté de Nelly Olin, ministre de l’Écologie et de l’Extrême Chasse.
Le Conseil d’État a suspendu le 3 août une partie de l’arrêté d’ouverture de la chasse aux oiseaux migrateurs de la ministre de l’Écologie, Nelly Olin, qui autorisait les tirs de canards et rallidés (échassiers) dès le 6 août sur certains territoires.
Les oies et les limicoles pourront être chassés comme l’an dernier dès le 6 août sur le DPM.
21 juillet 2005
Arrêté du 21 juillet 2005 relatif aux dates d’ouverture de la chasse aux oiseaux de passage et au gibier d’eau qui autorise notamment l’ouverture de la chasse sur le Domaine public maritime Manche et Atlantique et sur les étangs de Gironde et des Landes dès le samedi 6 août.
9 mai 2005
Plomb dans les zones humides (v. 21 mars 2002)
L’arrêté du 9 mai (JO du 31 mai 2005) repousse au 1er juin 2006 l’interdiction de la grenaille de plomb dans les zones humides (et maintient la balle de plomb pour grand gibier dans ces zones). Des associations de chasse invitent néanmoins leurs adhérents à utiliser dès cette année les munitions de substitution. On ne peut que saluer l’initiative de la fédération des chasseurs de la Saône-et-Loire qui a recommandé à ses adhérents de mettre « à profit cette période de sursis pour expérimenter leurs nouvelles munitions sans plomb après avoir présenté leur fusil à leur armurier. Vous serez ainsi prêt à l’ouverture 2006 ».
23 février 2005
La loi no 2005-157 relative au développement des territoires ruraux a été promulguée le 23 février par le président de la République (JO du 24 février 2005). Le texte définitif a été adopté le 10 février 2005 après le vote par l’Assemblée nationale et par le Sénat du texte mis au point par la Commission mixte paritaire (CMP). Réunie le 9 février, la CMP avait à examiner les 86 articles restant en discussion : 30 articles ont été adoptés dans une rédaction concertée, 38 l’ont été dans la rédaction du Sénat en deuxième lecture, un dans celle de l’Assemblée nationale ; un article a été supprimé et la CMP a maintenu la suppression de 16 articles, précédemment votée par le Sénat.
Cette loi vise à apporter des solutions pratiques pour le développement économique, social et environnemental des territoires ruraux qui prennent en compte la diversité des situations, des campagnes traditionnelles à dominante agricole et à faible peuplement jusqu’aux zones périurbaines à dominante résidentielle, bref c’est une sorte de « boîtes à outils » pour revitaliser les campagnes.
Des dispositions particulières sont prévues pour la préservation et la mise en valeur d’espaces spécifiques : zones de montagne, forêts, zones humides, espaces périurbains. Des dispositions concernant la chasse sont également insérées dans le projet.
La CMP a également profondément allégé le dispositif des unités touristiques nouvelles en montagne. S’agissant de Natura 2000, les députés se sont ralliés à la volonté sénatoriale de consacrer le rôle des collectivités territoriales pour présider le comité de pilotage et conduire la rédaction et la mise en œuvre du document d’objectifs.
Les amendements jugés inacceptables par FNE, la LPO et le WWF et qui ont été votés :
À l’article 49 bis, l’amendement 172 autorisant l’utilisation de la lutte chimique contre le rat musqué et le ragondin a été adopté.
L’article 53 sexies confie plus de responsabilité aux élus et aux acteurs de terrain dans la conduite du comité de pilotage et l’élaboration du document d’objectifs puisque les amendements 25 et 26 ont été adoptés : composition du COPIL Natura 2000 sans mention des APNE, présence de l’État avec voix consultative, présence par un élu, président choisi parmi les élus, rédaction et animation du DOCOB par les collectivités territoriales.
Les amendements 33 et 34 à l’article 57 ont été adoptés. L’utilisation d’un véhicule pour les actes de chasse est autorisée pour les personnes handicapées.
L’amendement no 80 à l’article 62, qui prévoit une augmentation très excessive des seuils et remet en cause la discontinuité, a été adopté avec un avis favorable du Gouvernement. Cette nouvelle rédaction ouvre la voie à une urbanisation trop importante et mal maîtrisée par rapport aux objectifs de préservation du patrimoine naturel, culturel et paysager de la montagne.
L’article 75 sexies relatif au Littoral a fait l’objet de nombreux amendements. Les amendements no 58, 59, 60 rectifié et 61 sont adoptés, si bien que le schéma de cohérence territoriale (SCOT) peut valoir schéma de mise en valeur de la mer (SMVM) sur les communes littorales. L’amendement no 105 rectifié bis tend à ce que l’État, par le biais du préfet, n’exerce plus aucun pouvoir sur le contenu SMVM d’un SCOT, à l’exception des dispositions portant sur le domaine public maritime. Dons la cohérence du SCOT sera uniquement décidée au niveau local.
L’amendement no 181 à cet article 74 sexies est adopté, ce qui signifie que l’obligation de limiter l’extension de l’urbanisation dans les espaces proches du rivage et la non-constructibilité d’une bande de cent mètres mesurée à compter de la limite haute du rivage, à l’exception des installations qui nécessitent la proximité immédiate de l’eau, ne s’applique le long des étiers et des petits cours d’eau que dans des cas particuliers précisés par décret en Conseil d’État.
L’amendement 328 portant mention des associations de protection de la nature et de l’environnement (APNE) dans la composition du Conseil National du Littoral, est repoussé.
Pour en savoir plus : cliquer pour ouvrir la synthèse des principales dispositions du texte de loi sur le développement des territoires ruraux (.doc, 142 ko).
5 juillet 2004
Chasse aux oiseaux migrateurs
Le Conseil d’État s’est prononcé le 5 juillet 2004, sur le fond du recours porté par la LPO et la ligue ROC contre l’arrêté du 31 décembre 2003 et publié le 27 janvier 2004 relatif à la fermeture des oiseaux de passage et au gibier d’eau pour 2004. Confirmant son arrêté suspensif du 20 février, la Haute Juridiction a annulé cet arrêté qui autorise la chasse aux oies, aux rallidés, aux limicoles et au Vanneau huppé au-delà du 31 janvier 2004. Le Conseil d’État estime par contre que la date du 20 février peut être légalement retenue pour ce qui est de la fermeture de la chasse à la Tourterelle des bois, à la Caille des blés (remarque : deux espèces que les chasseurs auront des difficultés à trouver puisqu’elles n’arrivent d’Afrique qu’à la fin d’avril) et la Bécasse des bois.
Bien que ce ne soit pas clairement exprimé, il apparaît que le Conseil d’État n’a pas apporté un grand crédit aux travaux « scientifiques » de l’Observatoire de la faune sauvage.
5 février 2004
Chasse aux oiseaux migrateurs
Le Conseil d’État suspend en urgence une partie de l’arrêté de la ministre de l’Écologie et du Développement durable fixant les dates de fermeture de la chasse aux oiseaux migrateurs.
28 janvier 2004
Au JO du 28 janvier 2004, pages 2002-2003,
l’arrêté de Mme Bachelot fixant les
dates de fermeture de la chasse au gibier d’eau et oiseaux
de passage en 2004 est paru mais il avait été
signé le 31 décembre 2003.
- Anatidés fermés au 31
janvier ;
- Oies, limicoles et Rallidés fermés le
8 février (à partir du 1er février, chasse uniquement à partir des
installations fixes tels que hutteaux, huttes, tonnes et
gabions...) ;
- Oiseaux de passage (c’est-à-dire
Turdidés, Colombidés, Caille,
Bécasse) fermés au 20 février sauf
Alouette des champs (31 janvier 2004).
Ce que conteste la LPO :
La fermeture des oies, Rallidés,
limicoles, Turdidés, de la Bécasse et de
la Tourterelle turque après le 31 janvier et la
fermeture des autres Colombidés (pigeons)
après le 10 janvier.
Remarques :
Constatons tout de même que
Mme Bachelot a attendu le dernier jour pour
publier son arrêté signé presqu’un
mois auparavant, le 31 décembre 2003 !
Ce retard visait à retarder au maximum une
ordonnance de suspension du Conseil d’État.
Les chasseurs espéraient, sans doute, que
faute d’arrêté, ils pourraient chasser
toutes les espèces jusqu’à la date
butoir du 28 février !
Après la générosité
excessive dont elle a fait preuve en sortant 3
arrêtés successifs d’ouverture
anticipée de la chasse au gibier d’eau
l’été 2003, voilà que notre
ministre rechigne à en publier un seul sur les
dates de clôture de la chasse aux oiseaux
migrateurs.
5 novembre 2003
Mme Bachelot tancée par le Conseil
d’État
Suite aux recours de l’ASPAS, le Conseil d’État a
annulé, le 5 novembre 2003 les trois
arrêtés ministériels successifs pris par
la ministre de l’Écologie, autorisant la chasse au
gibier d’eau.
Il a ainsi condamné l’État pour l’ouverture
trop précoce de la chasse aux canards (sauf Eider
à duvet et macreuses) et Rallidés
prévue le 9 août, et aux oiseaux de passage -
Tourterelle des bois et Caille des blés -
prévue le 30 août. À noter que le
Conseil d’État a retenu, pour ces deux
espèces, le risque de confusion avec la Tourterelle
turque et le Râle des genêts, tous
espèces protégées. Pour l’ASPAS, "le
Conseil d’État a entendu ainsi affirmer qu’il ne se
laisserait pas intimider par la détermination aveugle
du gouvernement à favoriser les intérêts
de certains chasseurs, au mépris des
législations nationale et européenne et de la
protection des oiseaux. Il n’a pas manqué de noter le
mépris total de Mme Bachelot envers ses
décisions dont il a rappelé le
caractère immédiatement exécutoire."
Seule ombre ou tableau, le Conseil d’État admet, dans
son arrêté l’ouverture anticipée des
oies et limicoles dès le 9 août.
16 octobre 2003
La CJCE confirme son soutien à la protection des
migrateurs.
La LPO se réjouit de l’arrêt rendu par la
Cour de justice des Communautés européennes
(CJCE) concernant la chasse des migrateurs.
Après l’arrêt du 19·1·94 affirmant
la protection des oiseaux migrateurs pendant les
périodes vulnérables de la reproduction et de
la migration de retour, la Cour enferme dans des conditions
très restrictives la possibilité de chasser
à titre dérogatoire sur la base de l’article 9
§ 1 c, ceci en dehors de la période ordinaire de
chasse. Ainsi, elle admet que la chasse "dérogatoire"
aux oiseaux sauvages, pratiquée à des fins de
loisir durant des périodes bénéficiant
d’une protection particulière peut correspondre
à une "exploitation judicieuse". Cependant, elle
assouplit cette possibilité de conditions tellement
strictes que l’actuelle chasse française des oies,
grives et autre Pigeon ramier au mois de février en
sera assurément exclue. En effet, la Cour rappelle
qu’une telle chasse ne peut être autorisée que
si certaines conditions sont remplies : notamment s’il
n’existe pas d’autre solution satisfaisante, si la chasse se
déroule dans des conditions strictement
contrôlées démontrée
sélective et si elle ne porte que sur certains
oiseaux en petites quantités.
En outre, la chasse autorisée à titre
dérogatoire doit garantir le maintien de la
population des espèces concernées à un
niveau satisfaisant.
La Cour ajoute que la condition tirée de ce qu’il
n’existe pas d’autre solution satisfaisante ferait
défaut, notamment la mesure autorisant la chasse
à titre dérogatoire avait pour seul objet de
prolonger les périodes de chasse de certaines
espèces d’oiseaux sur des territoires qu’ils
fréquentent déjà pendant les
périodes de chasse autorisées par la directive
communautaire. Ce qui signifie que pour des espèces
déjà abondamment chassées pendant la
saison de chasse "ordinaire" (de septembre à fin
janvier), il ne pourrait en aucun cas y avoir de chasse
supplémentaire dérogatoire pendant le mois de
février voire en mars (col de l’Escrinet). C’est
ainsi le cas en France pour les oies, grives et Pigeons
ramiers (tableaux de chasse respectifs : 18 000, 13
millions et 6 millions).
Ce nouvel arrêt "verrouille" donc l’article 9
§ 1 c dans lequel les chasseurs espéraient
s’engouffrer pour continuer à chasser hors de la
période scientifiquement admise du 1er
septembre au 31 janvier (1er octobre au 31
janvier d’après le rapport Lefeuvre de 1999).
C’est une bonne décision car
l’interprétation de la directive "Oiseaux" oppose
depuis plus de 15 ans les chasseurs et l’ensemble des
associations de protection de la nature. Elle garantit
aussi, à la veille de l’élargissement de
l’Europe à 25 membres, une protection accrue de
l’ensemble des oiseaux migrateurs de l’Union
européenne.
23 août
2003
La ministre de l’Écologie et du
Développement durable signe un nouvel
arrêté maintenant la date du 9 août
pour l’ouverture sur le domaine public maritime concernant
les canards et les Rallidés (Poule d’eau, Râle
d’eau et Foulque macroule).
19 août
2003
Le Conseil d’État suspend pour la deuxième
fois en 15 jours l’ouverture de la chasse de certains
oiseaux migrateurs : les canards et les
Rallidés. Il agit en référé
à la demande d’une petite association, Convention vie
et nature pour une écologie radicale.
8 août 2003
La ministre de l’Écologie et du
Développement durable a signé un nouvel
arrêté modifiant l’arrêté du
21 juillet 2003 relatif à l’ouverture de la
chasse aux oiseaux migrateurs. Cet arrêté fait
suite à l’ordonnance de référé
du 4 août par laquelle le juge de
référé du Conseil d’État a
suspendu les dispositions qui fixent la date d’ouverture de
la chasse aux canards et Rallidés, au
9 août sur le DPM.
Il ne modifie en rien les dates et les espèces,
mais précise seulement les contours du DPM en
réduisant sa superficie par rapport au
précédent arrêté, ce qui est une
avancée remarquable.
4 août 2003
Le Conseil d’État suspend la date d’ouverture de
la chasse aux canards et aux petits échassiers,
prévue pour le 9 août sur le DPM. Il a en
revanche validé cette date pour la chasse des oies et
du Bécasseau maubèche.
Le Conseil d’État agit en
référé à la demande de
l’Association pour la protection des animaux sauvages
(ASPAS). Celle-ci, s’appuyant sur la directive oiseaux
de 1979, estime que ces migrateurs ne peuvent
être tirés en période de reproduction et
quand il y a risque de confusion avec des espèces non
chassables. L’ordonnance du Conseil d’État, qui donne
partiellement raison à l’association, marque une
évolution dans son interprétation du texte
européen. Il dissocie les oies et Bécasseau
maubèche des canards et Rallidés, alors qu’il
avait pris une position différente dans son jugement
du 28 mai 2003.
21 juillet 2003
La ministre de l’Écologie et du
Développement durable, signe les arrêtés
fixant les dates d’ouverture de la chasse aux oiseaux
migrateurs.
Les arrêtés distinguent :
l’ouverture anticipée des
oiseaux d’eau (oies, canards, Rallidés, limicoles)
pour le DPM élargi dès le samedi
9 août 2003 (6 h) ;
l’ouverture anticipée des oiseaux
d’eau (oies, canards, Rallidés, limicoles) pour le
reste des zones humides, le samedi 30 août
2003 (6 h) ;
l’ouverture des oiseaux de passage
à l’ouverture générale de la chasse,
exception faite pour la Caille des blés et la
Tourterelle des bois qui peuvent être
chassées dès le 30 août, dans
les mêmes conditions qu’en 2002.
Remarque : certains aspects de l’arrêté
sont incompatibles avec la protection des oiseaux
migrateurs. La date du 9 août est retenue pour
l’ouverture de la chasse au gibier d’eau sur le DPM ce qui
est bien trop précoce : elle ne tient absolument
pas compte de la présence d’espèces
protégées (le Tadorne de belon, le Grand
Gravelot et le Gravelot à collier interrompu) ou
chassable (l’Huîtrier pie) qui se reproduisent sur le
littoral et dont la nidification n’est pas
achevée.
Il est à noter que les décisions
ministérielles passent outre les conclusions de
l’ONFSH sur plusieurs points :
l’ouverture de la chasse des
bécassines sur les zones humides est
avancée au 9 août alors que
l’Observatoire préconise le
1er septembre pour toutes les
espèces de limicoles ;
l’ouverture de la chasse de la Caille et
de la Tourterelle des bois est avancée au
1er septembre, alors que l’Observatoire
recommandait l’ouverture générale.
17 juillet 2003 au JO du
31 juillet 2003 : nouvelle loi
chasse
Les débats à l’Assemblée nationale
ont permis de voter une loi chasse qui :
supprime le mercredi sans chasse en
revenant aux dispositions d’avant la loi chasse de
2000 ;
supprime le passage de
l’article L420-1 du code de l’environnement qui
indique que la chasse doit s’exercer dans des conditions
compatibles avec les usages non appropriatifs de la
nature.
légalise la chasse de nuit au
gibier d’eau dans 7 nouveaux départements et
supprime la rédaction d’un rapport sur cette
chasse en 2005 ;
légalise la chasse de nuit au
sanglier ;
met l’ONCFS sous la double tutelle des
ministères de l’Agriculture et de
l’Écologie, de même que
l’établissement des statuts types des
fédérations ;
abandonne certains contrôles sur les
budgets des fédérations de chasse et
supprime le plafonnement du montant des
cotisations ;
supprime le principe "un chasseur = une
voix" dans les votes des fédérations et la
limite d’âge pour les candidats au CA ;
autorise de la France à signer la
convention AEWA qui est plus souple dans sa
rédaction que la directive Oiseaux. Le lobby
chasse espère que cette convention s’imposera aux
dispositions européennes car elle est de stature
internationale.
Un certain nombre d’amendements qui n’ont pas été votés devraient
réapparaître dans les discussions concernant le
projet de loi Affaires rurales. Sont notamment
concernés le fonctionnement de l’ONCFS, la
composition du CNCFS et des CDCFS, et les ORGFH. Ces
dernières pourraient être remises en cause pour
deux raisons. Les fédérations
départementales s’inquiètent de la
prédominance de la fédération
régionale dans l’élaboration de ces ORGFH.
D’autre part, elles n’apprécient pas la
présence de représentants d’usagers de la
nature dans les comités.
28 mai 2003
Le 28 mai 2003, arrêt du Conseil d’État
qui juge que :
les limicoles pouvaient être
chassés dès le début août sur
l’ensemble du territoire (hormis le Bécasseau
maubèche, qui ne peut être chassé avant le 1er septembre) ;
les canards, oies et Rallidés ne
peuvent être chassés en août (hormis
les Macreuses brune et noire, qui peuvent être
chassées dès le début
août).
Cette jurisprudence satisfait les chasseurs. Lors du
CNCFS du 16 juillet 2003, le représentant de
l’ANCGE a protesté contre l’arrêté
"ouvertures" proposé par le gouvernement et a
demandé l’application de la seule jurisprudence du
Conseil d’État.
10 février
2003
Le Conseil d’État a suspendu les
arrêtés autorisant la chasse aux oies et aux
grives au mois de février sur un recours de la Ligue
pour la préservation de la faune sauvage et la
défense des non-chasseurs - ROC et de la LPO.
Le Ministère de l’écologie, dans son
acharnement à soutenir l’extrême-chasse, aura
cette année battu deux records : celui de la plus
mauvaise foi en prenant des arrêtés successifs
qui lui auront valu une décision du Conseil d’Etat en
août, une en décembre puis celle-ci en
février.
Autre record celui de la vitesse : les 2
arrêtés dérogation ont été
signés par Mme Bachelot le 4,
publiés au JO le 6, jugés par le
Conseil d’État le 8 et enfin annulés le
10.
Le tout en moins d’une semaine !
4 février
2003
À l’issue du conseil national de la chasse et de
la faune sauvage du 4 février 2003, Mme Bachelot a pris 2 arrêtés qui accordent des
dérogations permettant de chasser l’oie
cendrée et les grives (draine, litorne, musicienne,
mauvis) au mois de février dans certains
départements.
En ce qui concerne l’Oie cendrée :
- La chasse est autorisée, à partir des
installations de chasse de nuit (mais utilisation le jour
possible bien sûr) au gibier d’eau
déclarées, jusqu’au 28 février dans les
départements suivants : Aisne, Calvados,
Charente-Maritime, Gironde, Landes, Manche, Nord,
Pas-de-Calais et Somme. Le prélèvement pour
l’ensemble de ces départements ne doit pas
dépasser 1 000 oiseaux pendant cette
période. Les chasseurs doivent tenir à jour un
carnet de prélèvements (à rendre le
15 mars...). Ils ne peuvent chasser plus d’une oie par
jour et plus de cinq durant la période.
En ce qui concerne les grives :
- La chasse est autorisée, à poste fixe
matérialisé de main d’homme, jusqu’au 16
février 2003 dans les départements suivants :
Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes,
Ardèche, Aude, Bouches-du-Rhône, Corse-du-Sud,
Haute-Corse, Drôme, Gard, Hérault,
Lozère, Pyrénées-Orientales, Var et
Vaucluse.
Ces arrêtés sont parus dans le Journal
officiel du 6 février 2002.
Réaction de certains chasseurs par la voix du
parti politique CPNT
3 février
2003
Fermeture de la chasse aux migrateurs :
Lettre de Jean Saint-Josse au Premier ministre
Monsieur le Premier ministre,
Le Conseil d’État a mis à mal les
arrêtés de votre ministre de l’Écologie
et du Développement durable sur les dates d’ouverture
et de fermeture de la chasse aux oiseaux migrateurs, en
s’appuyant de façon exclusive sur des
références scientifiques plus que douteuses
d’un rapport franco-français commandé par
madame Voynet. Le Conseil d’État a refusé de
valider ces propositions, pourtant déjà
très restrictives, qui étaient basées
sur les travaux du comité Ornis alors que ce sont les
éléments de référence de la
Commission européenne.
Les chasseurs de migrateurs ne peuvent accepter un tel
acharnement qui les obligera à cesser toute chasse
à partir du 31 janvier. Dans une telle situation
de crise, il est indispensable que le gouvernement prenne
l’initiative d’utiliser immédiatement une
procédure dérogatoire autorisée par
l’article 9 de la directive 79/409 dite "oiseaux", et ce,
pour quelques espèces. Contrairement à la
réponse de madame Bachelot à
l’Assemblée Nationale lors des questions au
gouvernement le 15 janvier 2003, la France n’a pas
à demander à la Commission européenne
une quelconque autorisation, mais à signifier dans le
détail cette mesure. C’est ce qu’ont fait tous les
pays européens puisque plusieurs centaines de
dérogations sont en application dans ces
différents États membres.
D’autre part, comment ne pas être inquiet en
apprenant aujourd’hui qu’aucune commande de nouvelles
études scientifiques n’a été
lancée puisque l’Observatoire national de la faune
sauvage n’est toujours pas en place. Vous aviez pourtant
annoncé sa création par décret en
juillet 2002. Pourquoi une telle lenteur entre vos promesses
et vos actes, surtout lorsqu’on apprend que le futur
observatoire sera une véritable "usine à gaz"
au sein duquel les soi-disant "protecteurs de la nature"
auront encore une place considérable.
Malgré les récentes déclarations
apaisantes de madame Bachelot sur la chasse, il est facile
de constater que le Ministère fait tout au quotidien
pour repousser le plus tard possible les réformes
législatives et réglementaires que tous les
chasseurs attendent avec impatience.
De nombreux chasseurs avaient cru à vos
déclarations à votre arrivée à
Matignon. Ils se sentent aujourd’hui trahis alors qu’ils
attendaient un véritable changement
politique.
Pour toutes ces raisons et face aux risques de tension
dans certains de nos départements, je vous demande
une entrevue dans les plus brefs délais avec les
députés européens CPNT et une
délégation de parlementaires UMP des groupes
chasse de l’Assemblée nationale et du
Sénat.
Je vous prie d’agréer, monsieur le Premier
ministre, l’expression de ma très haute
considération
20 décembre
2002
Le Conseil d’État annule les trois
arrêtés pris le 18 juillet 2002 par la ministre
de l’Écologie, Roselyne Bachelot. Ces
arrêtés fixaient les dates de clôture de
la chasse aux oiseaux migrateurs et au gibier d’eau. La
haute juridiction administrative estime qu’ils ne sont pas
conformes à la directive européenne qui
interdit la chasse pendant la période de migration et
de nidification des oiseaux. Elle s’est appuyée sur
les décisions de la Cour de justice européenne
et sur des rapports scientifiques qui estiment que,
au-delà du 31 janvier, la chasse menace la
reproduction des oiseaux d’eau.
6 novembre
2002 : changement de statut de la Belette,
de la Martre et du Putois
La ministre de l’Écologie et du
Développement Durable a signé le 6 novembre
dernier, un arrêté réintégrant la
martre, le putois et la belette dans la liste nationale des
animaux susceptibles d’être classés nuisibles,
arrêté publié au JO du
27 novembre 2002.
Son prédécesseur au ministère avait
pris un arrêté ministériel le
21 mars 2002 modifiant l’arrêté du 30
septembre 1988 retirant la belette, la martre et le putois
de la liste nationale des animaux classés
nuisibles.
L’article R 227-5 du code rural précise que le
ministre en charge de la chasse fixe la liste des animaux
susceptibles d’être classés
nuisibles « en fonction des dommages que
ces animaux peuvent causer aux activités humaines et
aux équilibres biologiques ». Or les
populations de Putois sont en régression sur tout le
territoire national et le piégeage a
considérablement contribué à leur
diminution. Le Putois est un des rares prédateurs du
Rat surmulot et du Rat musqué, deux espèces
pouvant poser des problèmes aux équilibres
biologiques. La Martre est un formidable auxiliaire de la
sylviculture en consommant de grandes quantités de
rongeurs forestiers. Elle peut à l’occasion
être un prédateur de l’Ecureuil roux limitant
les épizooties. Tandis que la Belette, le plus petit
carnivore d’Europe, est accusée par les chasseurs de
tuer « leurs » lapins. Sa taille lui
permet de passer dans un anneau de 2 cm de diamètre
pour un mâle (une pièce de 50 centimes
d’euro) et même 1,5 cm pour la femelle. En fait il est
admis par toute la communauté scientifique que ce
mustélidé consomme essentiellement des
campagnols.
On s’aperçoit que ces trois espèces jouent
un rôle écologique majeur dans le
fonctionnement des écosystèmes et qu’on se
pose encore la question de la motivation profonde de cet
arrêté inique et partial du gouvernement,
peut-être pour satisfaire une partie de son
électorat !...
1er août
2002
Suite aux recours de 6 associations de protection de
l’environnement (dont la LPO et France nature
Environnement), le Conseil d’État annule
partiellement le jeudi 1er août trois des
sept arrêtés concernant les dates d’ouverture
anticipée aux oiseaux migrateurs. La chasse aux
limicoles est maintenue à partir du 3 août, la
chasse aux oies, qui n’arrivent en France qu’en septembre,
à partir du 10 août, par contre la chasse aux
canards (dont le Canard colvert) et aux Rallidés
(Râle d’eau, Poule d’eau et Foulque macroule) n’est
autorisée qu’à partir de l’ouverture
générale (la chasse au gibier d’eau est
ouverte en Maine-et-Loire le 1er septembre et la
chasse aux autres oiseaux migrateurs ouvre le 15 septembre).
Il faut savoir que sur les quinze limicoles qui sont
chassées dès le 3 août, plus de la
moitié sont dans un état de conservation
défavorable et que les chasseurs et leurs chiens vont
déranger d’autres espèces qui n’ont pas fini
leur nidification. De plus, l’échelonnement des dates
de chasse comme elle est proposée par le gouvernement
n’est pas conforme à la jurisprudence de la Cour de
justice européenne.
18 juillet 2002
Durant l’été, le nouveau gouvernement
Raffarin par la plume du ministre de l’Écologie et du
Développement durable, Mme Roselyne
Bachelot, tente de contenter son électorat chasseur
en faisant passer la période de chasse de 5 à
un peu plus de 6 mois. La ministre de l’Écologie fait
paraître le 22-23 juillet 2002 dans le Journal
officiel pas moins de 7 arrêtés d’ouverture
et de clôture de la chasse aux oiseaux migrateurs.
Ces textes prévoient des ouvertures
échelonnées par famille d’espèce en
permettant la chasse sur le littoral dès le 3
août pour les limicoles et dès le 10 août
pour les oies ainsi que pour tous les canards.
21 mars 2002
Le plomb sera interdit dans les zones humides en
2005.
Un arrêté daté du 21 mars 2002
publié au JO du 4 avril 2002 interdit, à partir de 2005, l’utilisation de grenaille de plomb
dans toutes les zones humides (domaine maritime, marais non
asséchés, rivières, canaux, fleuves,
réservoirs, lacs, étangs et nappes d’eau).
Cette initiative est destinée à lutter
contre le saturnisme, responsable d’une forte
mortalité des oiseaux d’eau, et vise à faire
respecter les engagements de la France au titre de la
convention de Bonn.
25 janvier 2002
Le Conseil d’État annule partiellement le
décret du 1er août 2000 du
gouvernement Jospin relatif aux dates de chasse. Cette
juridiction limite les périodes de chasse du
1er septembre au 31 janvier (sauf 2 exceptions
qui sont le Pigeon ramier et la Bécasse des
bois).
29 mai
2001
L’Assemblée nationale a voté à la
sauvette dans la nuit du 29 mai un amendement à la
loi chasse du 26 juillet autorisant les chasseurs à
tirer le gibier d’eau toutes les nuits de la semaine sur les
départements où la chasse de nuit est
autorisée (elle ne l’est pas en Maine-et-Loire).
Jusqu’à maintenant, le texte prévoyait un jour
de non-chasse fixé le mercredi. La LPO dénonce
cet amendement inique déclarant qu’en faisant
légaliser « clandestinement » la
chasse de nuit le mercredi, le lobby des chasseurs
extrémistes de gibier d’eau a démontré
une nouvelle fois son intolérance.
9 mai
2001
Le Conseil d’État, par un arrêt du 9
mai 2001 donne raison aux défenseurs de la nature et
en particulier au trio associatif LPO, Association
ornithologique et mammalogique de Saône-et-Loire
(AOSML) et ROC (Ligue pour la préservation de la
faune sauvage et la défense des non-chasseurs),
membres de France Nature Environnement.
Le Conseil d’État, pour la première
fois, annule un arrêté du ministre de
l’environnement autorisant l’ouverture anticipée
à partir du 10 août (20 août en
Maine-et-Loire) de la chasse au gibier d’eau et aux
oiseaux migrateurs. Cet arrêté avait
été publié le 13 juillet 2000 en
application de la nouvelle loi chasse du 26 juillet
2000.
Le Conseil d’État a estimé que toute chasse au
gibier d’eau et aux oiseaux migrateurs avant le
ler septembre était incompatible avec la
réglementation européenne. La période
de chasse des oiseux migrateurs devrait donc être
contenue entre le 1er septembre et le 31
janvier.
12 février 2001
Toute chasse
dérogatoire en février est
définitivement illégale.
Ainsi en a décidé, le 12
février 2001, le Conseil d’État qui annule en
urgence, à la demande de la LPO et de France Nature
Environnement, l’arrêté du ministre de
l’Environnement autorisant par dérogation la chasse
jusqu’au 20 février de 8 espèces d’oiseaux
migrateurs : oies (3 espèces), grives (4
espèces) et Pigeon ramier.
Dans son arrêté, le Conseil d’État juge
en effet que « l’arrêté
ministériel [...] devait notamment comporter
toutes dispositions pour que les dérogations portent
sur de petites quantités et qu’elles soient assorties
de modalités de contrôle » (conformément à l’article 9 de la directive
« Oiseaux »).
Ces dispositions avaient bien été
prévues dans un premier projet d’arrêté
mais les instances cynégétiques ne voulaient
pas accepter de quotas. 210 oies, 50 000 pigeons
ramiers, 50 000 grives devaient être partagées
sur l’ensemble du territoire national, ce qui correspondait
à 1 % du tableau de chasse estimé en
1998-1999 dans l’enquête effectuée par l’Office
national de la chasse et de la faune Sauvage. En
Maine-et-Loire, cela aurait donné, sur la base du
1 %, 1 Oie cendrée, 82 grives et 850
Pigeons ramiers !
Les chasseurs, en demandant qu’il ne soit pas
précisé de petites quantités ont donc
contraint le ministre à modifier son décret,
qui dès lors, n’était plus conforme à
l’art. 9 de la directive et méritait d’être
annulé par le Conseil d’État.
La Loi Chasse de juillet 2000 devait être suivie
d’autres décrets.
Le ministre de l’environnement n’a, à ce jour, pris
que ce seul décret, pour faire plaisir au monde de la
chasse.
La LPO insiste fermement auprès du ministère
pour que les arrêtés suivants soient pris dans
les meilleurs délais :
- modification radicale de l’utilisation de la
bromadiolone (poison agricole qui cause la mort massive
de la faune sauvage, notamment rapaces, dans certaines
régions ;
- interdiction de l’usage des cartouches au plomb dans
les zones humides (cause de mort par saturnisme de
nombreux canards) ;
- suspension (pouvant aller jusqu’à 5 ans) de la
chasse des espèces « gibier »
en mauvais état de conservation ;
- définition géographique des
« grandes zones de nidification »
dans lesquelles l’ouverture de la chasse peut être
retardée à octobre.
Si la chasse est définitivement fermée au
31 janvier, il reste encore du pain sur la planche pour
faire évoluer la conservation des oiseaux en
France.
Janvier 2001
S’agissant de la loi chasse du 26 juillet
2000, de nombreux tribunaux administratifs ont
sanctionné les fermetures de la chasse après
le 31 janvier 2001. La chasse aux oiseaux migrateurs a donc
fermé au 31 janvier dans les départements
suivants : Charente-Maritime (TA de Poitiers),
Saône-et-Loire (TA de Dijon), Territoire de Belfort et
Doubs (TA de Besançon), Ille-et-Vilaine (TA de
Rennes), Meuse (TA de Nancy), Alpes-de-Haute-Provence,
Bouches-du-Rhône (TA de Marseille), Loire-Atlantique
(TA de Nantes), Manche (TA de Caen)...
18 décembre
2000
Tentative avortée de modification de la
directive « Oiseaux » pour permettre la
chasse aux oiseaux migrateurs.
Les six chasseurs français CPNT (Chasse Pêche
Nature et Traditions) élus au parlement
européen cherchent par tous les moyens à
modifier la directive « Oiseaux » pour
chasser dès le 14 juillet et le plus tard possible,
sous couvert de subsidiarité ! Le dernier en date :
recueillir la moitié des signatures des
parlementaires (soit 314) sur une déclaration
(pétition), ce qui obligerait la présidente du
parlement à demander la révision de la
directive. Cette « déclaration »
présentée par un député italien,
Michel Ebner, n’a recueilli que 254 signatures dans le
délai imparti (18 décembre 2000) et a donc
été rejetée.
Pourcentage des députés qui ont signé
(par pays) : Portugal 60 %, France 57 %, Italie
52 %, Autriche 48 %, Espagne 45 %, Allemagne
42 %, Grèce 40 %, Irlande 40 %,
Danemark 38 %, Finlande 31 %, Royaume-Uni
29 %, Suède 18 %, Luxembourg 17 %,
Belgique 16 %, Pays-Bas 10 %.
Le « record » des signatures en nombres
relatifs revient au Portugal suivi de la France toujours
placée en ce qui concerne la chasse.
7 décembre 2000
Condamnation tardive de la loi
chasse de 1998
La justice européenne condamne la France
pour sa loi de 1998 sur la chasse dans un arrêt
daté du 7 décembre 2000. La Cour de justice
européenne (CJE) a jugé que la loi
française de 1998 sur les dates de chasse,
révisée depuis, ne respectait pas la
réglementation européenne sur la protection
des oiseaux... et donne raison à la LPO qui
s’était élevée contre cette loi.
Août-septembre
2000
Prélèvements sur
l’avifaune !
Il est peut-être nécessaire de
rappeler ici l’estimation des prélèvements
réalisés en France sur quelques groupes
d’espèces en 1998-1999 (enquête Office national
de la chasse, Faune sauvage, cahiers techniques,
n° 251, août-septembre 2000).
- Grives : 4 537 000
- Merle noir : 984 820
- Pigeon ramier : 5 169 000
- Bécasse des bois : plus d’un
million
- Alouette des champs : près de 638
000
- Canard colvert : 1 376 000
Cela se passe de commentaires. Ces
prélèvements sont plus importants que le taux
de renouvellement des populations, ce qui fait que, pour
pratiquement toutes ces espèces (sauf la
dernière qui fait l’objet de lâchers massifs),
les populations s’effondrent au niveau européen.
Elles ont déjà bien assez de mal à
survivre aux modifications des milieux et à
l’intensification des pratiques agricoles qui induisent la
diminution - voire la disparition pure et simple - du
gîte et du couvert...
Loi du 26 juillet
2000 (votée le 28 juin 2000)
La loi « chasse » a été
définitivement votée par l’Assemblée
nationale le 28 juin 2000, par 269 voix pour et 255 voix
contre (6 députés de Maine-et-Loire sur sept
ont voté contre). Ce texte, résultant d’un an
de discussions politiciennes et démagogiques, est
totalement vidé du « compromis raisonnable
» voulu par le Gouvernement.
À quelques exceptions près, les parlementaires
n’ont pas eu le courage politique de traiter le fond du
problème et ont conçu une loi qui
méconnaît les attentes de la majorité
des français et les réalités
biologiques et financières de la chasse. Par exemple,
la chasse de nuit est légalisée dans 21
départements et quelques cantons de 7 autres
départements. L’exercice du droit de non-chasse
relève de parcours de combattant administratif et
oblige la destruction des nuisibles et la régulation
du gibier, ce qui est en contradiction avec le droit de
non-chasse.
L’inscription des principes de la directive « Oiseaux » (même partielle)
n’empêchera pas des dérogations prises par
décret ministériel.
Les fédérations seront chargées de
l’indemnisation des dégâts de gibier, en lieu
et place de l’ONC transformé en Office national de la
chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
Après la saisine du Conseil constitutionnel au
début de juillet 2000, le ministère de
l’Environnement a décrété le
1er août 2000 les conditions d’exercice de
la chasse aux oiseaux migrateurs (périodes de chasse
échelonnées selon les espèces) et de la
chasse de nuit. Un arrêté du 13 juillet fixe
les dates d’ouverture anticipées pour la saison 2000
de la chasse aux oiseaux migrateurs.
Ces décrets et arrêtés qui
légalisent une chasse non sélective durant les
périodes de reproduction et de migration (la saison
court du 10 août au 20 février selon les
espèces), ont été
déférés devant le Conseil
d’État.
26 mai
2000
Le projet de loi 2000 sur la chasse est étudié
par le Sénat. Sous la pression de l’extrême
chasse, les sénateurs l’amendent si
sévèrement qu’il se retrouve non seulement
vidé de toutes les avancées du projet initial
mais encore reprend les propositions chères à
l’extrême chasse (légalisation de la chasse de
nuit dans 31 départements, maintien des
périodes de chasse actuelles...). Les manifestations
violentes des chasseurs extrémistes les semaines
précédentes ont porté leurs fruits
!
Dans l’état le texte est devenu inacceptable
pour la LPO.
La Commission mixte paritaire
sénateurs/députés échoue
quelques jours plus tard pour aboutir à un arbitrage
entre le texte gouvernemental et celui adopté par les
sénateurs avant le passage en deuxième lecture
à l’assemblée courant juin.
30 mars
2000
L’Assemblée nationale adopte en première
lecture d’une courte majorité le projet de loi 2000
sur la chasse présenté sur la base du rapport
Patriat.
Dans ce projet qui ne satisfait pleinement ni les
associations de protection de la nature ni les chasseurs, on
constate :
- l’absence de l’inscription dans la loi des
dates de chasse aux oiseaux migrateurs qui
soient conformes avec les recommandations du rapport
scientifique du professeur Lefeuvre. Au lieu de cela, un
décret ministériel permettra des
dérogations préfectorales.
- la légalisation de la chasse de
nuit pendant 5 ans dans 20 départements
français, alors que FNE et la LPO demandaient le
maintien de son interdiction.
- l’autorisation de la chasse à la
passée 2 heures avant le lever du soleil
et 2 heures après le coucher (au lieu d’une heure
actuellement).
- l’adoption du principe d’un jour sans chasse
mais avec une dérogation inacceptable
pour les chasseurs de pigeons, tourterelles et d’oiseaux
d’eau.
- le maintien d’un véritable «
parcours du combattant » administratif et
juridique pour dissuader les personnes qui
souhaitent retirer leur terrain à la chasse sur
leur propriété.
- le renforcement du pouvoir des
fédérations départementales
de chasseurs qui, alors même que la Cour des
comptes a dénoncé leur gestion, se voient
confier les 200 millions de francs d’argent public
alloués à l’indemnisation des
dégâts de gibier.
23 mars
2000
Rapport de la Cour des comptes portant sur «
l’organisation de la chasse, les relations entre l’office de
la chasse et les fédérations de chasseurs et
le fonctionnement de l’office ». Où l’on apprend
que les fédérations de chasse utilisent
l’argent public (redevance cynégétique) sans contrôle de l’état et à des
fins privées : financement de la fameuse
manifestation du 14 février 1998 (exemple: 617 661 F
dépensés par la fédération de
Loire-Atlantique), placements mobiliers...
Voir la lettre du premier
président de la Cour des comptes faisant
référence au rapport.
1er mars
2000
La LPO, France Nature Environnement (FNE) et
Birdlife International remettent officiellement au parlement
européen les 2 139 256 signatures (dont 1 129 797 en France !) recueillies en
Europe par la pétition « pour une meilleure
protection des oiseaux migrateurs, richesse naturelle
internationale ».
Jamais une pétition en faveur de
l’environnement n’avait obtenu un tel succès en
France et en Europe !
31 janvier 2000
Suite à divers recours d’associations de
protection de la nature affiliées à FNE 12 tribunaux administratifs imposent au 31
janvier 2000 la fermeture de la chasse aux oiseaux
migrateurs dans 27 départements (Aisne,
Oise, Somme, Haute-Saône, Dordogne, Manche, Orne,
Haute-Marne, Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme,
Nièvre, Saône-et-Loire, Aude, Gard,
Lozère, Loiret, Gers, Hautes-Pyrénées,
Landes, Pyrénées-Atlantiques, Haute-Garonne,
Meurthe-et-Moselle, Moselle, Meuse, Vosges). Seuls 2
tribunaux administratifs statuant pour
3 départements (Seine-et-Marne, Loire,
Ardèche) confirment les dates de fermeture
proposées par la loi du 3 juillet 1998. On notera que
ces 2 tribunaux ont rendu leur arrêt avant
l’avis du Conseil d’État : Melun le 30
novembre 1999 et Lyon le 2 décembre 1999.
Le département du Calvados ferme le 8 février
par décision du TA de Caen.
3 décembre 1999
Un arrêt du Conseil d’État
déclare que les lois de 1994 et 1998, fixant les
dates de la chasse aux oiseaux migrateurs, sont
incompatibles avec les objectifs de la directive
« Oiseaux ». Le Conseil d’État
confirme donc que la directive européenne prime sur
la loi française. La loi du 3 juillet 1998 est
jugée inapplicable.
18 novembre 1999 - Rapport
Patriat
François Patriat, député de
Côte-d’Or, rend le rapport sur la chasse que lui avait
commandé le gouvernement en juillet. Les
propositions de ce rapport ont pour but de servir de base à une nouvelle loi qui permettrait de sortir de
l’impasse actuelle. Parmi les propositions les plus
importantes on notera la reconnaissance du droit de
non-chasse et l’interdiction de chasser un jour par semaine
(probablement le mercredi). Concernant les dates de chasse
aux oiseaux migrateurs le rapport préconise la période du 10 août au 10
février. Pour les associations de protection
de la nature cette période n’est pas acceptable car
encore trop longue. Au contraire les chasseurs
extrémistes crient à la trahison et refusent
toute concession sur les dates actuelles...
30 septembre 1999 - Rapport
Lefeuvre
Un groupe de 8 experts
scientifiques du Muséum national
d’histoire naturelle, du CNRS, des universités,
de l’ONC et présidé par le professeur
J.-Cl. Lefeuvre du Muséum rend un rapport
commandé en mars 1999 par le Premier ministre Lionel
Jospin et la ministre de l’aménagement du territoire
et de l’environnement. Ce rapport fait le point des
données actuelles sur la reproduction et la migration
des oiseaux d’eau et de passage, sur leur statut de
conservation et sur les notions de confusion entre
espèces. Ses conclusions sont sans appel :
aux vues de l’état de conservation des espèces
et de la dynamique de migration des oiseaux le
rapport préconise une ouverture de la chasse aux
migrateurs le premier octobre et une fermeture au plus tard
le 31 janvier. Ces dates sont encore plus
restrictives que ce que demandent les associations de
protection de la nature !

La chasse en Europe en
1999
Source : rapport du professeur Lefeuvre du Muséum
national d’histoire naturelle
* : En France, au Royaume-Uni et aux
Pays-Bas, les dates sont variables selon les territoires et
les espèces.
Juin 1999
Les chasseurs érigés en parti
politique (CPNT) pour défendre leurs
intérêts particuliers font un score inattendu
(6,77 %) aux élections européennes.
Leur but et de faire pression sur la classe politique
française qui leur est pourtant déjà
largement acquise (bien consciente que les oiseaux ne votent
pas) et de faire modifier la directive
« Oiseaux ».
Octobre
1998
Lancement de la pétition européenne LPO/FNE
« pour une meilleure protection des oiseaux migrateurs,
richesse naturelle internationale ».
Loi du 3 juillet 1998
Incroyable et scandaleux ! Sous la
pression des chasseurs l’assemblée nationale adopte
un texte inscrivant dans la loi les dates d’ouverture et de
fermeture les plus extrêmes, espérant
ainsi couper court aux attaques en justice des association
de protection de la nature et aggravant en toute
connaissance de cause le contentieux entre la France et
l’Europe. Beaucoup de députés
préfèrent ne pas prendre part au vote. M.
Raymond Barre, pour ne citer que lui, prend publiquement
position contre la loi mais ne vote pas contre, pourquoi
? La presse interloquée (Le Figaro, Le
Monde, Libération, Le Point
)
s’interroge sur les raisons de ce vote et dénonce une
loi populiste. La conservation des espèces
à long terme n’a eu que peu de poids face à la
vision politique à court terme.
1998
Face à cette situation qu’il a provoquée par
ses exigences déraisonnables, le lobby chasse choisit la fuite en avant et la radicalisation : il exige que
soit relancée la procédure de modification de
la directive et que soit aggravée la loi du 15
juillet 1994. Les chasseurs commencent alors une campagne de
pression tout azimut, leur poids politique et financier est
énorme comparé à celui des associations
de protection de la nature. Tous les moyens sont bons, y
compris l’intimidation. Le 14 février 1998, les
responsables cynégétiques montrent leur force
en organisant une manifestation monstre à Paris. Rien n’est laissé au hasard sur la participation,
puisque le coût du transport des manifestants
jusqu’à la capitale est pris en charge par les
fédérations ! Résultat : 150 000
chasseurs dans les rues de Paris.
14 janvier
1998
À nouveau un arrêt du Conseil
d’État en faveur d’une fermeture plus précoce
que le 28 février.
13 novembre 1997
La Commission européenne notifie une mise en
demeure à la France pour incompatibilité
de ses dates d’ouverture et de fermeture avec la directive
« Oiseaux ».
13 juin 1997
Arrêt du Conseil d’État en faveur d’une
fermeture plus précoce que le 28
février.
Entre 1994 et
1998
Dans plusieurs départements les associations de
protection de l’environnement attaquent devant les tribunaux
administratifs les arrêtés
préfectoraux fixant les dates de fermeture échelonnées en regard de la directive
européenne. Si au début peu des ces actions en
justice aboutissent pour des problèmes de procédure, en 1997-1998 les associations
rodées obtiennent gain de cause dans plus de
80 % des cas (notamment en Maine-et-Loire le 9
janvier 1998 avec la LPO Anjou). Dans les
départements concernés, la chasse ferme fin
janvier, les chasseurs comprenant qu’ils sont en train de
perdre la partie législative, commencent à s’agiter.
15 février
1996
En fait la procédure de modification de la directive
n’aboutit pas. Consulté en février 1996, le
parlement européen se prononce contre la
proposition des fermetures échelonnées en
février. Il adopte, en revanche, le rapport de
madame van Putten qui préconise une modification de
la directive « Oiseaux » pour y inscrire
l’obligation de fermer la chasse aux oiseaux migrateurs,
au plus tard, le 31 janvier. La directive n’est pas pour
autant modifiée faute de l’aval des ministres de
l’environnement des pays de l’UE.
15 juillet 1994
Sans attendre l’issue de la
procédure de modification de la directive, le
gouvernement français en anticipe le résultat
et fait adopter par le parlement national une loi (n°
94-591) dite « loi Lang » qui inscrit
dans notre Code rural la règle des fermetures échelonnées, jusqu’au 28 février,
de la chasse aux oiseaux migrateurs.
Février 94
Sous la pression du lobby des chasseurs d’oiseaux
migrateurs, le gouvernement français engage une
procédure tendant à modifier la
directive 79/409/CEE. Le but de cette modification est
de « légaliser » la chasse des
oiseaux migrateurs au mois de février.
19 janvier 1994
La Cour de justice des communautés européennes
a déclaré que la date de clôture de la
chasse aux oiseaux migrateurs et au gibier d’eau doit
être fixée selon une méthode qui
garantisse une protection complète de ces
espèces pendant la migration prénuptiale. Elle
a aussi déclaré que la fixation de dates de
clôture échelonnées en fonction des
espèces d’oiseaux est incompatible, dans son
principe, avec la directive.
Mars 1989
En mars 1989 paraît un rapport commun
ONC/Muséum national d’histoire naturelle faisant le
point sur la répartition et la chronologie de la
migration prénuptiale et de la reproduction en France
des oiseaux d’eau gibiers commandé par le
secrétaire d’état auprès du Premier
ministre, chargé de l’environnement.
27 avril 1988
la Cour de justice des communautés
européennes (la CJCE est chargée
d’interpréter les textes européens et de
sanctionner leur violation) a conclu au manquement
de la France à ses obligations de transposition des
dispositions de cette directive dans la loi
française.
2 avril 1979
Sous présidence française, la
Communauté Européenne adopte à
l’unanimité la directive européenne concernant
la conservation des oiseaux sauvages (n° 79/409/CEE)
appelée communément directive « Oiseaux ».
La chasse est réglementée par les articles 7
et 8, mais c’est autour de l’article 7 paragraphe 4 que se
polarise le contentieux entre protecteurs et chasseurs.
Celui-ci énonce que : « ... Les
états membres veillent en particulier à ce que
les espèces auxquelles s’applique la
législation de la chasse ne soient pas
chassées pendant la période nidicole, ni
pendant les différents stades de reproduction et de
dépendance ». « ... Lorsqu’il
s’agit d’espèces migratrices, ils veillent en
particulier à ce que les espèces auxquelles
s’applique la législation de la chasse ne soient pas chassées pendant leur période de
reproduction et pendant leur trajet de retour vers leur lieu
de nidification... ».
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