Se connecter
Ligue pour la Protection des Oiseaux - délégation Anjou (LPO Anjou) LPO Anjou

Communiqué de Presse Notre Dame des Landes du 14 novembre 2016

Qui va payer la destruction de l'environnement construction d'infrastructures inutiles ?


Contre toute attente, la Justice n’a pas suivi les conclusions du rapporteur public qui demandait l’annulation de quatre arrêtés préfectoraux permettant le démarrage des travaux pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. FNE et les associations de son mouvement regrettent cette décision qui condamne les habitants de la région nantaise et l’ensemble des Français à devoir payer pour la destruction de leur patrimoine naturel…

Le rapporteur public de la Cour administrative d’appel de Nantes demandait l’annulation des quatre arrêtés préfectoraux prévoyant une dérogation à la protection des zones humides et des espèces protégées. Il se fondait sur le principe ERC (Eviter, Réduire, Compenser) en critiquant le fait que le porteur de projet saute directement aux compensations (d’ailleurs insuffisantes) sans se demander d’abord comment éviter et réduire les impacts du projet sur les milieux naturels.

Il considérait en effet, par exemple, qu’il y a moyen de les éviter en modernisant l’aéroport existant de façon à répondre à la problématique qui a motivé le projet Notre-Dame-des-Landes : absorber l’augmentation du nombre de passagers. Pour le rapporteur, l’alternative « Nantes Atlantique » est donc crédible au regard de deux rapports 1 qui, intervenus tardivement, ont été largement ignorés par les décideurs publics.

Une décision plus qu’étonnante !

Cependant, les juges n’ont pas suivi son avis alors que c’est le cas dans 90% des affaires. Nous regrettons ces décisions de justice qui vont à rebours d’une véritable prise en compte de la dimension environnementale dans les projets d’aménagement. À l’heure de la COP22, ces décisions sont significatives du chemin qui reste à parcourir à la France pour répondre convenablement aux enjeux environnementaux de ce siècle.

Denez l’Hostis : « Cette décision est une très mauvaise nouvelle pour la nature et l’environnement mais au-delà, pour tous les habitants du grand ouest qui devront financer non seulement l’aéroport et les divers projets annexes (autoroutes, LGV, ligne tram-train, voiries…). De plus ce projet accélère encore la destruction de leur patrimoine naturel et la perte d’une infrastructure naturelle gratuite que constitue cette zone humide qui stocke du carbone, régule les sécheresses, absorbe les crues et génère de la biodiversité. Malgré cette décision, nous continuons à demander l’abandon définitif du projet qui nous parait toujours aussi absurde, en rappelant que toutes les autorisations ne sont pas encore délivrées et le contentieux européen est toujours pendant ».

CP rédigé par

FNE, FNE Pays de la Loire, Bretagne-Vivante,
Coordination régionale LPO Pays de la Loire, 
Eau et Rivières de Bretagne & SOS Loire Vivante

Contacts presse :

  • Benoît Hartmann : Porte-parole de FNE  Tél : 06 87 70 41 07
  • Yves Lepage : Vice-président de FNE Pays de la Loire Tél : 06 88 81 16 27 
  • Nicole Maillard : Administratrice et référente de Bretagne-Vivante en Loire-Atlantique
    Tél : 06 49 22 40 91
  • Guy Bourlès : Président de la LPO 44 et vice-président de la LPO 44 et de la coordination régionale LPO Pays de la Loire Tél : 06 20 70 11 37
  • Roberto Epple : Président de SOS Loire Vivante Tél : 06 08 62 12 67 
  • Gilles Huet : Délégué général d’Eau et Rivières de Bretagne Tél : 06 80 25 21 90

 1 Rapport DGAC :Evaluation des coûts de réaménagement de l’aéroport de Nantes Atlantique dans le scénario d’un maintien de l’activité (nov 2013) : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Evaluation-des-couts-de,35299.html  et rapport CGEDD : Etude sur les alternatives pour le développementaéroportuaire du Grand Ouest (mars 2016) http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/010459-01_rapport_cle28d63c.pdf

 

Oiseaux blessé

Oiseaux en détresse

Que faire lorsque l'on trouve un oiseau en détresse (blessé, « tombé » du nid…) ?


les refuges lpo

Les refuges LPO

Avec plus de 17 000 terrains, les Refuges LPO constituent le 1er réseau de jardins écologiques partout en France. Mais qu’est-ce qu’un Refuge LPO ? Un Refuge LPO est un terrain public (ex : espace vert) ou privé (jardin, cour, terrasse, balcon…) sur lequel le propriétaire s’engage moralement à préserver ou restaurer la biodiversité de proximité.




réalisation Mickael Desgranges - 2010